Interview : Citizen Kain | DJMAG France - Suisse - Belgique

Le montpelliérain Citizen Kain fait partie des nouveaux noms qui comptent dans le paysage house et techno underground.

Lors de la soirée All Naked organisée au Redlight, nous avons rencontré Bruno alias Citizen Kain, DJ et producteur français underground vivant près de Montpellier. Signé sur de nombreux labels comme Blufin et Trapez, Citizen Kain fait partie des nouveaux noms qui comptent sur la scène techno française. Récemment, il a remixé Moby et continue d'alterner entre House et Techno. Il dirige son propre label Neverending et s'apprête à sortir son premier album 'Ambigu'... Rencontre !

Peux-tu nous parler de ton parcours et comment en es-tu venu à la techno ? 

Je viens du Métal, mes parents, me voyant si fasciné par la musique, m’ont offert une guitare électrique pour mes 12 ans, ça a été le point de départ ! Au collège, j'ai créé avec des amis mon premier groupe, puis plusieurs autres formations se sont enchainées jusqu’à l’âge de 22 ans, où j’ai découvert la House, la Techno et le deejaying. J’ai finalement échangé mes guitares contre platines vinyles et table de mixage. Plus tard, j'ai investi dans des synthés, boites à rythmes et séquenceurs pour ensuite me lancer dans la production en 2005.  

Quelles sont tes références musicales ? 

Principalement The Cure, Depeche Mode, New Order, Joy Division pour le côté Pop/New Wave et bizarrement beaucoup de groupe de Punk Rock et Hardcore des années 90 tels que Cro-Mags, Propain, Biohazard, Sick Of It All, Mad Ball, Bad Religion, Nofx, Exploited, GBH and co… J’écoute aussi beaucoup de vieilles musiques françaises comme Gainsbourg ou Aznavour, entre autres … 

Quels sont tes projets ? 

Je travaille actuellement sur la fin de mon album, il ne devrait plus tarder à être prêt. Il est très personnel et m’a pris beaucoup de temps de préparation, je voulais quelque chose d’artistique à tous les points, avec plusieurs univers, autant House que Techno, construit autour des mes expériences et mes rencontres, c’est pourquoi j’ai fait appel à plusieurs amis pour m’aider dont Zest pour la pochette, un fabuleux dessinateur et peintre montpelliérain dont le travail me passionne. Puis sont venus me rejoindre pour les parties vocales, Mister K un ami d’enfance avec qui j’ai fait mes premiers boeufs, Maya, une chanteuse que j’ai récemment rencontrée par le biais d’amis et dont la voix m’a tout de suite touché et Lili.G avec qui j’avais déjà eu l’occasion de travailler sur le morceau 'I Want You'. En attendant l'album, je vais sortir 'Ambigu' en single (ce sera aussi le titre de l’album) avec  des remixes de Ian Pooley, Claude Monnet et Atapy, puis un autre EP 'Catch The Cat' incluant un remix de Dapayk sur le label Woh Lab. J'ai aussi des remixes pour Oscar Aguilera, Lutzenkirchen et Maté Tollner qui verront le jour rapidement. 

Je souhaite accorder plus de temps à mon label Neverending et le développer plus encore … 

Avec qui voudrais-tu travailler ? 

Il y a énormément de gens avec qui j’aimerais travailler mais pour n’en citer que quelques uns, j’adorerais collaborer autant avec des artistes comme Depeche ModeMaceo Plex / Maetrik, Popof, Tale Of Us, Paul Ritch, Mind Against que Jamie Jones, Seth Troxler, Art Departement ou pour rêver un peu Giorgio Moroder… Trop de noms me viennent en tête à vrai dire !

Ton meilleur souvenir ? 

C’est toujours une question difficile, il y en a beaucoup mais j’adore aller jouer en Bulgarie, c’est toujours des moments fantastiques et remplis d’émotions. J'ai aussi eu la chance d’aller mixer en Equateur, où j’ai vécu une expérience très riche autant d'un point de vue humain que musical… J’adore aussi aller au Mexique, il y a une vibe très particulière et intense. 

Un dernier mot ? 

Un grand merci à DJ Mag pour cette interview et j’en profite pour claquer une grosse bise à tous les gens avec qui je travaille de près et qui me permettent d’avancer, ainsi qu’à mes amis et bien sûr à tous les gens qui me suivent.

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