Déferlantes 2022 : Rétro | DJMAG France - Suisse - Belgique

Martin Garrix, DJ Snake, Feder, Ofenbach … De grands noms de la dance music étaient de la partie pour les Déferlantes 2022. Retour sur ces 4 jours au château d’Aubiry.

Parmi les festivals français à ne pas manquer cet été, les Déferlantes étaient au point d'orgue … et pour cause ! Du 7 au 10 juillet 2022, de grandes têtes d’affiches des différents genres de musique étaient de la partie pour cette 15ème édition du célèbre événement des Pyrénées-Orientales.

Cette année, ce dernier s’est exporté au château d’Aubiry, une première pour les Déferlantes auparavant organisées à celui de Valmy. Ce bijou aussi agréable à contempler d’intérieur que d’extérieur s’est présenté comme le cadre idéal pour accueillir cette 15ème édition. Pour les amateurs d’histoire du patrimoine, cette œuvre a été signée Viggo Dorph-Petersen pour le compte de l’industriel Pierre Bardou-Job. Possédant 10 hectares (au lieu de 2 pour le château de Valmy), cette place a permis aux organisateurs d’avoir la capacité de recevoir 40 000 personnes par soir au lieu de 15 000 !

Entre nouveautés et grands noms, Céret a pu vivre une parenthèse musicale enchantée que cet article retrace jour par jour.

Jeudi 7 juillet

Les personnes sur place peu habituées du coin ont dû s’adapter dans un premier temps aux conditions climatiques. Un soleil de plomb accompagné d’un vent particulièrement fort mais propre au charme de la région est venu accueillir les festivaliers. Il était donc fortement conseillé de s’équiper de paires de lunettes de soleil pour se protéger du sable. Par la suite, chacun a pu contempler le nouveau cadre du festival : Les nouvelles scènes comme la Def’Pool pour commencer en douceur qui a accueilli sur les 4 jours onze DJs locaux, le camping et bien sûr la grande roue placée juste à côté du château d’Aubiry offrant une vue imprenable sur le paysage.

Alors que l’ambiance est montée crescendo avec le groupe Meute et la chanteuse Juliette Armanet sur la Scène Sud de France, la scène DJ Mag s’est retrouvée sur le devant des projecteurs aux alentours de 23h avec le duo français Ofenbach venu délivrer un set regroupant des morceaux qui ont déjà su faire danser lors de leur prestation sur Tomorrowland Winter ou la Fun Radio Ibiza Experience comme une reprise de ‘Beggin’, ‘BOOM’ de Tiësto & Sevenn ou encore le remix de David Guetta sur ‘Shouse – Love Tonight’. Une spectatrice du public a même eu la chance de monter sur scène vers la fin du set lorsque les Ofenbach ont joué ‘Free from Desire’.

Les shows à l’américaine ont dominé ensuite la fin de cette première soirée comme le groupe de métal alternatif canadien Sum 41 et les stars des années 2010 The Black Eyed Peas sur les deux mainstages voisines du festival. 

Vendredi 8 juillet

La journée de la musique électronique ! Après une belle entrée en matière électro-pop et R’N’B alternatif avec Supamoon, la scène DJ Mag a eu le privilège d’enchainer trois sets d'indéboulonnables producteurs de la scène électronique française : Joris Delacroix, Feder et Vladimir Cauchemar.

Le premier a d'abord fait monter la température notamment grâce à son remix du track d’NTO et French 79 ‘Seasons’ avec Stereoclip, Romain Garcia et Joachim Pastor. À ce propos, il a dernièrement déclaré au micro de DJ Mag France :

« Ça n’était pas évident parce que généralement une production électro se fait rarement à 4. C’était un challenge mais l’avantage et que nous nous connaissons tous très bien et nous connaissions l’univers de chacun. Tout s’est fait naturellement, on s’est retrouvé tous chez Joachim Pastor. Il y a bien sûr des moments où nous avions besoin d'être seul pour travailler de son côté ! Je retiens de cette expérience que même si l'on a parfois l’impression de se connaître par cœur, il y a toujours des choses à découvrir de l’autre en studio. Ça donne des perspectives intéressantes et très enrichissantes. »

Le DJ niçois a ensuite pris le relais avec les plus grands succès de sa carrière comme ‘Lordly’ ou ‘Breathe’ mais aussi des morceaux un peu moins connus du grand public. Nous garderons en tête l’engouement des spectateurs lors du passage de ‘Cosai Fai’, morceau rendant hommage aux origines italiennes de l’artiste.

Après une pause d’une grosse demi-heure, Vladimir Cauchemar a pris possession des platines avec un set plus offensif. Une nouvelle fois, l’homme à la tête de mort a su convaincre avec ses sonorités hip-hop/house souvent soutenues par des influences de la scène rap, en témoigne son remix de ‘Calabria’ au milieu de son set.

Une fois le show sur la scène DJ Mag terminé, les dizaines de milliers de personnes encore sur place se sont retrouvées après minuit devant les mainstages pour le triple vainqueur du Top100DJs Martin Garrix. Présent à Céret à l’occasion de la tournée estivale de son dernier album ‘Sentio’, le doute a néanmoins plané quelques heures plus tôt quant à la tenue de son concert : En vue du vent dominant la zone du festival, les organisateurs avaient émis la possibilité de maintenir son set sans la scénographie de l’artiste pour éviter tout risque d’accident … ce que Martin Garrix a refusé catégoriquement, quitte à ne pas jouer.

Finalement, tout s’est bien terminé et la star hollandaise a pu enflammer le public avec ses futurs et anciens succès, le tout couvert par les mêmes visuels qui avaient émerveillés le public de Garorock quelques jours plus tôt. 

Crédit photo : @martingarrix

Samedi 9 juillet

Ce samedi fut rythmé par la pop même si la musique électronique a su se faire entendre. À l’image des températures, nous étions sur une ambiance plus relaxante avec sur la scène DJ Mag Lunar Disco. Le spectacle s'est poursuivi avec Julian Prince avant de retrouver NTO en début de soirée.

Le producteur et DJ marseillais, dernièrement passé par le Delta Festival et Garorock en a profité pour nous replonger dans l’univers de ‘Apnea’, son dernier album sorti fin 2021. Ensuite, le producteur américano-iranien Dubfire a une nouvelle fois imposé sa patte et prolongé son set d'une bonne demie heure pour faire concurrence aux shows des chanteuses francophones Clara Luciani et Angèle sur les deux mainstages. 

La soirée s’est terminée en beauté avec une autre star française à l’actualité bien remplie en la personne de Kungs. Également présent au Delta Festival la semaine dernière, le natif de Toulon a une nouvelle fois délivré un set italo-disco principalement dirigé par son dernier album ‘Club Azur’ sorti en mars dernier. Comme lors de son set à Tomorrowland Winter, Kungs a tout de même joué son remix du morceau de Lost Frequencies et Calum Scott ‘Where Are You Now ?’ sorti au début du mois de janvier et toujours aussi efficace sur scène. Une prestation encore réussie pour le "Gentleman" (qui veut dire "Kungs" en letton) qui se produira à trois reprises ce mois-ci à Tomorrowland.

Dimanche 10 juillet

Quel final ! Cette journée (sold-out) fut de loin la plus chaude et il ne fallait pas compter sur le cast présent pour faire retomber la tension.

La scène DJ Mag a notamment eu la chance d’accueillir hier KAS:ST. Avec leur vision originale et avant-gardiste de la techno, le duo français a parfaitement préparé le terrain pour accueillir l’une des 4 figures du collectif Pardon My French Malaa (avec DJ Snake, Tchami et Mercer).

Entamant son set de manière tonitruante avec son dernier morceau sorti en juin dernier ‘How it is’, Malaa a une nouvelle fois su faire chavirer son public, pour la plupart équipé d’un foulard DJ Mag que notre équipe a distribué juste avant le début de son set. Comme au Nexus Paris le 3 juin dernier, la fanbase de Malaa a su répondre présent à un événement de l’artiste en France … en témoigne leur reprise en cœur des paroles de ‘Made in France’ lorsque Malaa a joué ce morceau.

Pendant ce temps et quelques centaines de mètres plus loin, l’éclectique duo français Polo & Pan proposait un univers totalement différent avec un style qu'il leur est propre. Leur scénographie colorée aux allures dépaysantes a su capter le public des Déferlantes qui a conclu ce set les mains en l’air et à la tombée de la nuit sur ‘Nanã.’

Vers minuit et après le concert du groupe légendaire Muse, c’était au tour de DJ Snake d’enflammer la mainstage pour un closing de prestige. Une nouvelle fois, la star française n’y est pas allée de main morte en délivrant un show enflammé entre autres rythmés par ‘Quiet Storm’, ‘Disco Maghreb’, ‘Turn Down for What’ ou encore ‘Magenta Riddim.’ L’artiste a également fait une heureuse en invitant une spectatrice sur scène pour son cadeau d’anniversaire. Un geste de sa part qui vient conclure d'une belle manière ces 4 jours de festivités. 

Plus de 100 000 personnes étaient au rendez-vous pour cette saison 2022 ... de bonne augure pour l'année prochaine !

Crédits photos : Gaspard Bettinger

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