Interview : Cat Dealers | DJMAG France - Suisse - Belgique

Rencontre avec le duo brésilien à l’occasion de la sortie de son nouveau single 'Stronger'.

Depuis l’incroyable succès de leur tube ‘Your Body’, les Cat Dealers se sont imposés parmi les têtes d’affiche d’une scène brésilienne en pleine ébullition. Désormais, le duo s’invite dans les plus grands clubs et festivals à travers le monde et profite de chaque date pour livrer des sets explosifs à coups de hits taillés pour les dancefloors. Parfaite illustration avec ce ‘Stronger’, dernier single de Cat Dealers disponible à l’écoute depuis vendredi. Les deux artistes reviennent pour nous sur la conception de ce titre, leur rapport au club et leurs projets à venir pour le reste de l’année.

Au moment où nous nous parlons, vous sortez tout juste d’une semaine assez chargée à la Miami Music Week. Comment avez-vous vécu cette semaine très spéciale ?

Ce fut une expérience unique ! C’est toujours super d’être à Miami mais c’était notre première fois dans la ville pendant la Miami Music Week et c’est tellement de fun. Non seulement en tant que DJs et producteurs mais aussi en tant que fans de musique électronique, il est formidable de participer à une semaine au cours de laquelle la ville respire la musique, la fête et le divertissement. Mais ce qui était encore plus génial, c’est que nous avons pu organiser pour la première fois une soirée de notre label Cat House Sessions aux États-Unis, ce qui est évidemment un énorme accomplissement pour nous !

Vous venez de sortir votre nouveau morceau ‘Stronger’. Quel a été le point de départ de ce titre ?

Lorsque nous avons commencé le processus de production de 'Stronger', nous étions inspirés par de nombreuses références que nous avons eu lors des différentes étapes de notre tournée américaine. Nous voulions mettre en place un synthé puissant et un drop très lourd suivi d’une sorte de moment plus calme et plus doux dans le morceau. Ensuite, HRRTZ a écrit cette partition vocale incroyable et Leo Stannard l’a interprétée d’une manière qui s’intégrait parfaitement dans la chanson. Avec la ligne de basse très lourde, c’est tellement un morceau de Cat Dealers. Nous l’adorons !

‘Stronger’ est un morceau à l’esprit très club. Juste avant vous aviez aussi sorti ‘Club Addict’. Que représente le club pour vous ?

Nous aimons jouer dans des clubs et c’est génial de revenir jouer dans des clubs car au Brésil, il n’y en a presque plus. Jouer dans un club est une chose très différente, c’est beaucoup plus énergique et intime, on peut totalement changer de set d’un endroit à l’autre et c’est vraiment cool. Le club et la musique électronique sont très connectés, l’un dépend de l’autre.

Quel est le secret pour faire un bon morceau de club ?

Le grand secret est d’être aussi un fan de musique électronique et de se mettre à la place du public comme si c’était vous qui étiez sur la piste de danse. Nous devons savoir ce que les gens aiment écouter, être capables de lire la salle, de surprendre le public quand nous le pouvons, mais surtout, comprendre comment nous pouvons mettre notre propre touche dans ce qui est la tendance actuelle et vraiment la faire nôtre.

Aujourd’hui on peut constater qu’il y a tout un pan de la musique électronique mainstream qui délaisse les sons pop pour aller vers quelque chose de plus club – le dernier Ultra Music Festival a d’ailleurs été une belle illustration de cette évolution. Est-ce que c’est quelque chose que vous ressentez aussi et est-ce que cette évolution a des conséquences sur la musique que vous produisez ?

Nous voyons ce mouvement comme quelque chose de naturel dans la musique électronique parce qu’il a toujours quelque chose de différent et que les sons augmentent en intensité et diminuent en fonction du temps. Nous pensons que nous sommes arrivés à un point où tout était très intense et où il était naturel de ralentir et d’équilibrer. Nous avons en plus eu la pandémie qui a intensifié ce côté plus mélodique de tous les producteurs. Après tout, tout le monde traversait un moment délicat et ne jouait aucun show, ce qui laissait naturellement les producteurs et les chansons devenir plus introspectifs. Pendant la pandémie, nous avons d’ailleurs produit de nombreux morceaux beaucoup plus mélodiques et progressifs, et cette période a directement influencé ce que nous produisons maintenant.

En parlant de toute cette période de pandémie, comment s’est passé votre retour sur scène ?

Le retour en tournée après toute cette période de COVID a été quelque chose de merveilleux pour nous. Le public était en manque de dancefloor, autant que nous l’étions de la scène, et nous avons apprécié chaque instant, chaque show. Mais il y en a un qui reste encore particulièrement dans nos têtes : notre soirée sold-out au Marquee New York. Une si grande ville et en club si emblématique. Nous devons aussi mentionner le Laroc Club au Brésil, qui est notre club préféré dans le monde entier. Le lieu était plein à craquer, il y avait tellement de monde ! Nous étions en tournée aux États-Unis pendant un mois et être accueillis à nouveau à la maison comme ça était incroyable.

Vous êtes aujourd’hui habitués à jouer dans les plus grands clubs au monde mais vous êtes aussi invités régulièrement à jouer sur la scène de festivals majeurs. Que préférez-vous entre les clubs et les festivals ?

Ce sont des environnements totalement différents et chacun est bon à sa manière. Au Brésil, nous jouons beaucoup dans les festivals et les grandes fêtes parce qu’il y a moins de clubs. À l’échelle internationale, la culture du club est plus forte et la plupart de nos shows sont dans des clubs. Nous avons fini par nous habituer à jouer toutes sortes de shows, mais le plus important est de savoir que chacun est différent de l’autre. Nous aimons donc vraiment créer une atmosphère unique à travers nos tracklists, visuels et effets pour offrir 100% de ce que sont les Cat Dealers.

En parlant du Brésil, depuis quelques années on évoque beaucoup la scène électronique brésilienne, que ce soit avec vous, Alok, Vintage Culture, etc. et il est vrai qu’en très peu de temps de nombreux artistes brésiliens ont émergé sur le devant de la scène avec une identité musicale très reconnaissable. Maintenant que vous êtes des artistes internationaux, signés chez Armada et que vous jouez dans le monde entier, est-ce que vous vous sentez encore comme faisant partie d’une scène brésilienne ? Est-ce que vous avez l’impression de toujours appartenir à un mouvement artistique avec ses propres codes ?

Oui, nous avons toujours fait partie de la scène musicale électronique brésilienne et nous le serons pour toujours. C’est là que nous sommes nés et avons grandi, c’est l’endroit qui a fait de nous ce que nous sommes. Bien sûr, c’est incroyable d’avoir une présence internationale, de pouvoir élargir notre communauté de fans et de tourner partout. C’est quelque chose dont nous avons toujours rêvé, mais nous sommes vraiment fiers d’être Brésiliens et de participer à une scène musicale aussi créative et unique.

Quelle est la suite pour vous maintenant ?

Nous avons beaucoup de choses de prêtes pour cette année et nous faisons constamment évoluer notre expérience sur scène – c’est quelque chose de très important pour nous. Il y a beaucoup de temps forts pour cette année qui ont déjà été annoncés, comme l’EDC Las Vegas et nos débuts sur la Main Stage à Tomorrowland. Il y a aussi beaucoup plus dont nous ne pouvons pas encore parler, mais que nous pourrons annoncer très bientôt. Nous sommes également très excités par nos prochaines sorties, beaucoup de bangers sortiront cette année.

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