Interview : Lost Frequencies nous parle de son rapport à la scène | DJMAG France - Suisse - Belgique

On a pris des nouvelles du DJ et producteur belge tout juste revenu de Dubaï où il a enflammé la soirée Bohemia du club Beach by FIVE.

Depuis sa révélation en 2014 avec le tube ‘Are You With Me’, Lost Frequencies s’est imposé parmi les artistes les plus en vue de la sphère électronique. Un nouveau statut qui a emmené le DJ et producteur belge à voyager à travers le monde entier et à jouer dans les clubs et les festivals les plus prestigieux. Il y a quelques jours, c’est justement du côté de Dubaï que l’actuel numéro 25 du Top100DJs avait posé ses valises le temps d’une prestation remarquée à la soirée Bohemia du club Beach by FIVE. Un établissement que l’artiste connait bien et qui s’impose depuis quelques temps comme l’une des places forts du clubbing à Dubaï. En marge de cette date haute en couleurs, nous avons pu discuter avec Lost Frequencies de son rapport à la scène en cette période si particulière, de l’évolution de sa musique et et de son actualité à venir pour 2022.

Il y a quelques jours tu jouais à Dubaï pour la soirée Bohemia au Beach by FIVE. Comment s’est passée cette date ?

C’était incroyablement fun ! Après une longue période sans concert, c’est vraiment super de pouvoir de nouveau jouer devant mes fans. Et encore plus dans un lieu comme Dubaï que j’adore visiter !

Tu es un habitué des soirées Bohemia, et d’une manière générale du FIVE. Quelle relation entretiens-tu avec l’équipe du FIVE ?

J’adore venir à Dubaï, et encore plus au FIVE. C’est l’un des meilleurs hôtels où se rendre. L’équipe est si accueillante et a constamment tant d’artistes et de DJs brillants en rotation, c’est toujours un plaisir.

Dubaï est une ville cosmopolite qui regroupe aussi bien des locaux que des touristes du monde entier. Est-ce que c’est quelque chose que tu ressens en tant qu’artiste quand tu joues là-haut ?

Oui à 100% ! C’est l’une des meilleurs choses quand on vient ici. Dubaï est si multiculturelle et avant-gardiste, le public reflète vraiment cette ambiance.

Tu es habitué à jouer aussi bien dans les plus grands festivals que dans les clubs les plus en vue au monde. En tant que DJ, est-ce que tu as une préférence entre ces deux exercices ?

Les deux sont très différents, on a d’un côté des foules plus grandes et de l’autre des clubs plus intimes. Mais je n’ai pas de préférence, j’essaie juste de lire la foule pour adapter les morceaux que je veux jouer et me nourrir de cette énergie.

En parlant de festivals et de clubs, que ressens-tu à pouvoir être de retour sur scène après cette longue période d’arrêt forcé ?

C’est tellement bon. Je pense que personne ne s’attendait à ce que le COVID dure aussi longtemps. Que ce soit moi, mes collègues ou mes fans, la musique live nous a tous manqué. Mais maintenant nous devons considérer le retour du live comme un élément positif et l’apprécier d’autant plus.

Comment as-tu vécu tout cette période si particulière, entre les confinements, la vie sans performance live, etc. ?

J’ai passé beaucoup de temps avec ma famille et mes proches, beaucoup de temps dans mon nouveau studio à travailler sur des sorties et des remixes, et j’ai également lancé ma propre marque de gin Ocus Gin ! C’était quelque chose sur lequel je travaillais depuis longtemps avant notre lancement et le faire pendant la pandémie et donner un coup de boost à mes fans était quelque chose dont je suis super fier.

Cette période sans concert semble désormais révolue. A quoi a ressemblé ton retour sur scène ?

Tous mes shows postpandémie ont été super fun ! Comme je le disais avant, je crois que maintenant nous apprécions encore plus qu’avant la musique live et la joie qu’elle peut nous apporter.

Pour revenir à ton actualité récente, tu viens de sortir sur Spotify une playlist qui regroupe plusieurs de tes morceaux et remixes orientés club et que tu décris toi-même comme regroupant ton « côté plus hard ». Depuis tes débuts tu as toujours oscillé entre une musique pensée pour les dancefloors et une musique plus pop. Comment tu trouves l’équilibre entre ces deux facettes de ta musique ?

J’ai, j’écoute et j’aime faire une gamme de musique qui ne colle pas à un genre. C’est quelque chose que nous voulons aussi livrer avec mon label, Found Frequencies. Je pense que le point d’équilibre réside dans le fait de pouvoir explorer et exprimer ce côté de mes intérêts de différentes manières, et cette playlist n’était qu’un moyen d’amener mes fans dans ce giron.

Il y a quelques années, un artiste électronique qui voulait toucher le grand public se devait d’une certaine manière de donner une touche plus pop à sa musique. Aujourd’hui on voit que même des genres dits underground comme la techno ou la tech-house ont une audience de plus en plus grande. Est-ce que c’est quelque chose que tu ressens également avec tes auditeurs ? Est-ce que tu penses qu’aujourd’hui le public est plus ouvert à ton « côté plus hard » ?

Oui totalement. Je trouve ça super que ces autres genres ne soient plus considérés comme « underground » et qu’il y ait un espace pour que ces sons plus hard ou sombres deviennent plus populaires. Il y a de la place pour que toutes les musiques de la scène électronique au sens large s’épanouissent.

Toi qui es maintenant actif depuis un bon nombre d’années, qu’est-ce que tu penses des évolutions de la musique électronique et comment tu t’adaptes aux changements ?

Je pense que l’évolution est une bonne chose et voir comment les différents genres sont maintenant devenus plus importants à travers le monde est quelque chose de très excitant non seulement pour les fans, mais aussi pour moi en tant qu’artiste. Je pense qu’en termes d’adaptation, il s’agit toujours de rester fidèle à la musique que je veux faire, de garder mon son signature, tout en me poussant dans de nouveaux espaces et de nouvelles façons de produire.

Parfois en tant qu’artiste, et tout particulièrement quand on connait un succès fulgurant, on peut rapidement être catalogué, voir enfermé, dans un style. Parfois le public attend de toi que tu ne fasses que répéter la recette qu’il connait. Est-ce que c’est quelque chose que tu as déjà ressenti ?

Je pense qu’il peut être difficile d’éviter d’être « catalogué » ou mis dans un style, mais j’ai l’impression que si je fais la meilleure musique possible et que je me pousse à la fois en solo et avec mes collaborateurs, alors je reste fidèle à moi-même et mes fans le ressentiront à travers ma musique.

Que peut-on attendre de toi en 2022 ?

J’ai déjà eu un début d’année assez fou avec mon single ‘Where Are You Now’ qui est classé dans les charts partout en Europe. On est même entrés dans le Top 20 au Royaume-Uni, ce qui était assez incroyable. Je suis aussi de retour sur les routes avec beaucoup de shows à venir dont mon retour à Londres pour faire ma toute première fois au Ministry Of Sound. Et j’ai aussi beaucoup de nouveaux morceaux en chantier !

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