Interview : Moxo | DJMAG France - Suisse - Belgique

Le DJ et producteur revient sur son été passé sur scène, avec notamment une performance remarquée au Delta Festival.

Au début de l’été nous vous présentions ‘Let Me Go’, le nouveau single signé Moxo. Un artiste house qui avec son univers aussi bien influencé par Richie Hawtin que Hans Zimmer s’impose parmi les artistes électro français à surveiller de près. Mais si depuis quelques mois Moxo fait parler ses talents de producteur, c’est d’abord sur scène que le DJ a bâti sa réputation. DJ résident d’un célèbre beach club en Corse, il a également partagé les platines avec des artistes de renom tels Kungs, Lost Frequencies ou Martin Solveig. Après des mois d’inactivité forcée due à la crise sanitaire, Moxo a repris cet été le chemin des concerts avec notamment un passage remarqué par le Delta Festival. Le Français nous dit tout sur cette reprise, son rapport à la scène et ses projets à venir.

Cet été tu as retrouvé la scène après plusieurs mois d’inactivités. Est-ce qu’il y avait un stress particulier à reprendre après cette longue pause forcée ?

C’est vrai que c’est assez particulier. D’ailleurs j’ai ressorti des platines qui étaient chez moi dans un placard. Je me suis dit « si jamais je loupe une transition… » (rires). Surtout que les sets se construisent avec l’expérience et là je ne savais pas comment le public allait réagir aux morceaux. Donc oui c’est vrai il y a eu un stress.

Dans quel état d’esprit étais-tu au moment du premier confinement ?

Je me souviens bien ma dernière date était à Nancy en février pour un gala étudiant et face à moi j’avais 5000 personnes. Au moment du confinement, je n’avais que cette image en tête. Je me disais que jamais je ne pourrai retrouver ce public. En plus à ce moment j’envisageais de sortir mes premiers sons donc ce stop imposé m’a en quelque sorte cassé mon élan. Mais après il y a aussi eu du positif. J’ai pu travailler mes projets et prendre un peu plus de recul.

Et alors comment s’est passé la reprise cet été ?

Je suis assez content des dates que j’ai réalisées cet été. J’ai notamment pu jouer pour la première fois au Blue Cargo à Biarritz et ça m’a vraiment fait plaisir de découvrir cet endroit. J’y ai passé un super moment avec un super public. D’une manière générale, j’ai trouvé que le public était un peu plus réceptif à la musique, à l’ambiance. J’ai retrouvé beaucoup d’engouement, on sentait que ça avait manqué aux gens.

Parmi les dates fortes de ton été, fin août tu as également pu te produire au Delta Festival.

Oui j’ai eu la chance de me produire sur la Mainstage du festival en plein après-midi. J’ai joué à 15h et il faisait super chaud. Donc au début de mon set je n’avais personne face à moi, tout le monde cherchait de l’ombre. Alors je me suis dis je suis en festival, j’ai la mer face à moi, autant envoyer du lourd et profiter. J’ai fait un gros set et à la fin le public s’était rempli de moitié. J’étais content d’avoir pu ramener autant de monde devant moi. En plus j’ai aussi pu jouer sur la scène plage du festival donc ça a vraiment été une super expérience.

Tu joues aussi bien en club qu’en festival, comment abordes-tu ces exercices différents et est-ce que tu as une préférence pour l’un d’eux ?

La principale différence c’est le temps. En club je peux jouer des sets très longs, parfois des huit ou neuve heures d’affilée. Tu as vraiment le temps de construire quelque chose. Contrairement à un festival où tu dois jouer une heure, une heure trente et où il faut donc construire quelque chose très rapidement. Après ma préférence c’est la scène plage, que ce soit en club ou en festival. Jouer sur une plage avec le couché de soleil, c’est vraiment quelque chose d’extra et c’est ce qui me correspond le mieux.

Tu évolues depuis maintenant quelques années en tant que DJ mais cette année tu as également sorti tes premiers morceaux. Qu’est-ce qui t’a amené à la production ?

En fait j’ai toujours eu des maquettes sur moi. J’ai plein de potes DJs qui me disaient que ce que je faisais était pas mal et que je devrais me lancer. J’ai la chance d’être entouré de nombreux artistes assez connus qui m’ont vraiment encouragé à le faire. Mais c’est sur que j’ai un parcours assez particulier. Aujourd’hui la plupart des DJs sortent d’abord des morceaux et se retrouvent après devant la scène à apprendre à mixer. Moi j’ai beaucoup mixé puis j’ai sorti mes sons.

Quel a été le déclic pour te dire que c’était le bon moment pour enfin sortir tes propres morceaux ?

Je me cherchais beaucoup parce que la musique que tu joues sur scène n’est pas forcément celle que tu as envie de faire. Et puis il y a eu le morceau ‘Let Me Go’ qui me tenait vraiment à cœur. Il a donné l’ambiance de mon style musical.

Maintenant que tu commences à avoir tes propres morceaux, est-ce que tu réfléchis à construire tes sets autour d’eux ? Ou à des configurations live ?

Pourquoi pas, je suis ouvert à tout. Après ce qui est pratique maintenant que je joue mes propres sons c’est surtout que je peux les tester. Tout au long de l’été j’ai d’ailleurs pu tester beaucoup d’inédits et voir les réactions du public.

En parlant d’inédits, quelle est la suite pour toi maintenant ?

Après mes deux premiers singles où j’étais accompagné par Mr Scotch, j’ai un nouveau morceau pour la fin d’année avec un autre chanteur. Et puis j’ai tout un tas de morceaux en attente, on réfléchit encore avec mon équipe sur la meilleur manière de les sortir.

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