Interview : Thomas Gold | DJMAG France - Suisse - Belgique

Rencontre avec le producteur allemand à l’occasion de la sortie de son nouveau single ‘We Remember’.

Voici déjà plus de dix ans que Thomas Gold s’est imposé sur le devant de la scène électronique. A coup de remixes remarqués pour Lady Gaga, Adèle ou OneRepublic, et de singles comme ‘Magic’, ‘Sing2Me’ ou ‘Take Me Home’, le producteur allemand est devenu une véritable valeur sûr des années 2010. De quoi lui ouvrir les portes des labels les plus prestigieux (Armada, Axtone, Spinnin’, etc.) et des plus grands festivals au monde (Coachella, Ultra, EDC, etc.). Et s’il affiche déjà une belle décennie de carrière au compteur et quelques belles réussites, Thomas Gold ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Cette année, il a notamment signé pour la première fois un deal en major avec Universal Music Germany, tout en lançant son propre label Fanfare Records, et sorti des tracks remarqués comme ‘Non Stop’ ou ‘Wildest Dream’. De quoi lui permettre de retrouver le Top100DJs pour la première fois depuis 2012. Alors qu’il dévoilait il y a quelques semaines le single ‘Get Up’ en collaboration avec Eagle-Eye Cherry, le voici de retour chez Protocol Recordings (le label de Nicky Romero) avec ‘We Remember’. Pour l’occasion, l’Allemand s’est entouré des Israéliens de Teamworx et livre un nouveau track aussi nostalgique que puissant, parfaitement taillé pour les stades et les festivals.

Avec ‘We Remember’ tu es de retour chez Protocol Recordings, un label que tu connais bien. Quelle est ta relation avec Protocol ?

Protocol a vraiment cet esprit de famille avec des artistes présents depuis de nombreuses années. On peur sentir que plus qu’un simple label, c’est une vraie communauté. Et Nicky est vraiment un mec cool, on a été en studio ensemble, je l’ai remixé, j’ai participé à son show radio, j’ai joué à de nombreuses soirées du label, etc. Donc c’est toujours un vrai plaisir de revenir chez Protocol.

Ton nouveau single sort chez Protocol mais il y a quelques semaines tu lançais aussi ton propre label, Fanfare Records. A quoi va-t-il ressembler ?

On peut s’attendre à beaucoup de bonne musique (rires). Au niveau du style, on sera entre tech-house, future house, bass-house et progressive house. C’est assez fou parce que j’ai reçu énormément de démos et nous avons déjà signé six ou sept tracks. Je ne m’attendais pas à que ça aille aussi vite mais nous avons de super retours de la part de producteurs très talentueux. Je suis très heureux de pouvoir leur donner une plateforme et de vraiment travailler avec eux. Quand je signe quelqu’un, je parle directement avec lui, je lui donne des conseils, etc. Et surtout, je signe toujours pour au moins deux tracks. L’idée est vraiment d’accompagner ces artistes et qu’ils fassent partie d’une même famille.

Est-ce que le fait d’avoir ton propre label change la façon dont tu créé ta musique ?

Ça ne change pas fondamentalement ma musique parce que quand je créé un titre j’essaie qu’il soit le mieux possible, sans me soucier de savoir sur quel label il va sortir. Mais ça me donne tout de même plus de liberté. Par exemple je prévois de sortir un EP avec des choses que j’aime beaucoup produire et jouer. Quelque chose vraiment pour les amoureux de musique et pour les fans, sans se soucier des ventes, etc. L'idée est de donner aux gens quelque chose de cool qui leur permettra aussi de mieux se lier au label.

Depuis le début d’année tu es aussi signé en major chez Universal Music Germany. En quoi l’expérience en major est différente de celle sur un label indépendant ?

On pourrait pensait que c’est très différent qu’avec un label indé mais en fait c’est basiquement la même chose, il y a juste un peu plus de personnes impliquées. L’équipe d’Universal Music Germany est super et très à l’écoute. On se voit souvent pour parler et ils ne me disent jamais quoi faire. Ils ont des suggestions et on trouve ensemble des chemins pour que tout le monde soit satisfait du résultat. Et bien sûr, ils ont aussi de nombreuses connexions à l’international et c’est grâce à eux que j’ai pu par exemple remixer J Balvin et Anitta récemment.

En parlant de remix, au cours de ta carrière tu as vraiment fait de cet exercice l’une de tes spécialités. Quelle est ta définition d’un bon remix ?

Un bon remix est celui qui garde une partie du morceau d’origine de façon à conserver ce que l’original était, tout en lui donnant une nouvelle direction. Un remix ne doit pas être juste un nouveau beat sur une mélodie ou une partie vocale. C’est vraiment une nouvelle création en soit.

Est-ce qu’il y a des morceaux que tu aurais voulu remixer mais où tu n’as pas réussi à trouver la bonne façon de le faire ?

Il y a des morceaux qui m’ont posé des problèmes mais en général j’arrive toujours à trouver une solution. Je me souviens par exemple quand j’ai fait le remix de ‘Judas’ de Lady Gaga, c’est vraiment le type de remix où ne l’on retrouve presque plus l’original. Il y a juste une ligne vocale qui est reprise. Ça a été un remix très difficile à faire et ça m’a pris beaucoup de temps avant de trouver une solution en prenant cette boucle vocale et en construisant tout le reste autour d’elle. Mais à la fin, le résultat était cool et le remix a été joué par de nombreux DJs donc je suis quand même content.

Quelle est la suite pour toi maintenant ?

Il devrait y avoir encore pas mal de nouveaux tracks à venir. Je vais sortir quelques morceaux dans les prochains mois dont le deuxième single de mon nouvel album. Et puis nous sommes aussi en plein dans les préparatifs de mon planning de tournée pour 2020.

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