Le club Concrete joue sa survie | DJMAG France - Suisse - Belgique

Le célèbre club parisien se voit sommé de quitter la barge qui l’accueille depuis 2012, sur le quai de la Râpée. Face à cette menace, l’établissement fait appel au soutien du public.

Emblématique du renouveau des nuits parisiennes, Concrete voit son avenir très sérieusement menacé. Locataire d’une barge sur les bords de Seine, dans le 12ème arrondissement de la capitale, le club est aujourd’hui sommé de quitter les lieux par son bailleur, la société Bateau de Paris-Ile-de-France (BPIF), et cela sans explication. Un revirement d’autant plus surprenant que l’agence Surpr!ze, qui gère Concrete, était en discussion pour le rachat de l’entreprise gestionnaire de la barge, et ainsi assurer sa pérennité… Dans le cadre de ce projet, une autorisation d’occupation du domaine public jusqu’à 2035 lui avait d’ailleurs été octroyé.

Dans son communiqué, Concrete pose la question des motivations que cache cette soudaine mise en demeure de quitter les lieux : « Quelle est la motivation cachée de ce revirement de la société BPIF, qui a pour unique objectif de faire disparaître Concrete en espérant sans doute récupérer une partie de sa clientèle ? ».

Si les pouvoirs publics, la maire de Paris Anne Hildago en tête, ainsi que de nombreux acteurs de la scène électronique (le club londonien Fabric, son concurrent le Rex Club ou encore le DJ Laurent Garnier) ont exprimé leur soutien envers le club, ce dernier fait aujourd’hui appel au public pour l’épauler dans ce moment crucial pour sa survie. Par le biais d’une pétition ayant déjà récolté près de 15 000 signatures, celui-ci est invité à montrer son attachement à cet établissement phare du clubbing français. 43ème du Top 100 clubs DJ Mag, offrant une programmation techno et house pointue faisant la part belle tant aux artistes de renoms qu’aux collectifs émergents, Concrete a su, en l’espace de sept ans, devenir un incontournable du paysage électronique français. Premier établissement à avoir obtenu la licence 24h, il a su capitaliser sur cet avantage en instaurant les désormais célèbres Samedimanche, lors desquels la musique résonne sans discontinuer pendant tout le week-end.

Ayant largement contribué à redynamiser les nuits parisiennes et à replacer la ville sur la carte du clubbing à l’international, la fin de Concrete serait une lourde perte pour le paysage électronique français. C’est pourquoi nous apportons tout notre soutien au club, et vous invitons à signer la pétition : https://www.change.org/p/l-opinion-publique-concreteparissupport

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