Interview : Mico C | DJMAG France - Suisse - Belgique

A deux jours de la grosse soirée Ibiza Experience à l'AccorHotels Arena, nous avons posé quelques questions à Mico C, fidèle DJ-animateur résident de l'émission Party Fun diffusée sur Fun Radio...

Ce vendredi 27 Avril, ce sont encore plus de 17000 personnes qui vont se retrouver au sein de la gigantesque salle de l'AccorHotels Arena (ex-Bercy) pour la soirée clubbing de l'année : Fun Radio Ibiza Experience. Avant les stars Armin van Buuren, Don Diablo, Kungs, Martin Solveig et R3hab, l'équipe de DJs résidents Fun Radio sera sur scène pour chauffer le public. Parmi eux, Mico C, l'un des DJs résidents et animateurs vedette de l'émission Party Fun, mais aussi du classement Eurodance25 diffusé chaque dimanche, à l'intérieur duquel nous partageons avec vous nos 3 coups de coeur de la semaine. Interview !


Quelles sensations cela procure de mixer dans une salle comme l'AccorHotels Arena ?

Je sais au fond de mes tripes que je ne serai jamais blasé et que je n'entrerai pas dans une certaine routine quand je me retrouve en situation de mixer devant un public. Alors, quand c'est dans le cadre magique de l'AccorHotels Arena, avec autant de monde, je suis toujours autant ému et émerveillé. C’est tout simplement fantastique !

Mixer à la radio est-il plus compliqué qu'ailleurs ?

Du point de vue technique, sans mauvais jeu de mot, nous sommes clairement sur la même longueur d’ondes. Seul le bémol de l’erreur sans filet plane. En effet, quand tu te loupes sur un enchaînement, que ça décale un peu, ça se remarque beaucoup moins dans une atmosphère Live, avec l'ambiance. En radio, surtout avec l’option Replay, tu ne peux pas gommer tes erreurs. Il est évident que mixer en studio souffre de la comparaison d’un set en public car il n'y a pas d'interaction. On occulte complément l’aspect visuel et sonore lorsque l’on est enfermé dans un studio. Je ne peux pas savoir instantanément si le morceau que j'ai choisi plaît et fait réagir ou au contraire, s'il incite les gens à zapper (rires). Là est tout l’art de préparer soigneusement en amont sa programmation en tenant compte des goûts et envies des auditeurs. Bien-sûr, je tiens aussi compte de leurs messages en direct et j'essaie, tant que possible, d’y répondre favorablement.

Selon toi, quel type d'EDM la France préfère-t-elle écouter ?

Tout dépend de l’événement auquel les gens sont conviés. En voiture, au calme, ou en début de soirée, je pense que la Deep-House a clairement pris le dessus ces dernières années. En club, les goûts actuels restent plutôt vers de la House, voire de la Dance (même si ce style n'est pas le plus représenté actuellement). Enfin, les festivals laissent clairement la part belle aux son electro plus durs et plus adaptés aux gros sound-systems et aux effets visuels spectaculaires. Je ne pense donc pas qu'il y ait de préférences ou encore de mouvements qui se démarquent réellement. Les gens apprécient le large panel qu’offre la musique électronique, en fonction du lieu et du moment dans lesquels ils se trouvent.

As-tu un bon pressentiment pour les musiques électroniques en 2018 ?

La musique électronique se porte bien en France, même s’il est vrai qu'elle s'est plutôt orientée vers la Pop plutôt que vers des sons clubbing ces derniers temps. On constate aussi qu'il n'y a plus vraiment d'artistes 'club'. On est plutôt dans la superstar Electro propulsée très rapidement sur la scène des plus gros festivals du monde. Il n'y a plus vraiment de passage par les clubs, ou alors ceux-ci sont très rapidement oubliés quand les festivals et les énormes soirées prennent le relais. La musique électronique continue donc à bien se porter mais elle évolue. Elle se mélange de plus en plus à d'autres types de musiques (électroniques ou non). Il reste donc, pour ma part, à espérer un retour à une musique plus dancefloor, plus adaptée aussi bien aux clubs qu'aux festivals. Peut-être que la reformation de la Swedish House Mafia pourra apporter cette impulsion qui manque pour justement réunifier la musique de festivals et celle des clubs en France ? A suivre...

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