Electrobeach Festival, une édition tonitruante ! | DJMAG France - Suisse - Belgique

Endeuillée mais tonitruante, cette édition 2016 de l'EMF restera gravée dans la mémoire des nombreux festivaliers...

La 4ème édition de l'Electrobeach Music Festival s'est clôturée dimanche sur un bilan plus que positif malgré le contexte difficile lié aux attentats de Nice. Du 14 au 16 juillet, 176 000 festivaliers ont répondu présents au Barcarès durant les 3 jours, soit un nouveau record de fréquentation avec 25% de hausse par rapport à la précédente édition.

Avec une moyenne d'âge annoncée de 23 ans, les festivaliers de l'EMF ont manifesté leur enthousiasme sur les réseaux sociaux dès le jeudi, malgré les tristes événements survenus à Nice le soir du 14 juillet. Le samedi, dernier jour des festivités, le Maire du Barcarès, M. Alain Ferrand, est monté sur scène pour partager une minute de silence avec les 64000 personnes présentes ce soir-là.

DJ Snake, tête d'affiche la plus attendue de la soirée, a lui aussi tenu à rendre hommage aux victimes de Nice à plusieurs reprises au cours de son set. Très en forme, le Français a eu des mots très forts pour témoigner de sa compassion, de sa fierté d'être français et appeler à résister tous ensemble, avec un vibrant "N'oubliez pas que la France, c'est nous !". Invité à clôturer la main stage, la nouvelle star du deejaying français a envoyé du lourd. 

Il a fait monter ses potes Dillon Francis et Mercer sur scène, tout en variant les plaisirs dans son set. Certains passages distillant une énergie très relevée, proche du hardstyle, à l'image de son dernier track 'Ocho Cinco' co-produit avec Yellow Claw. Snake a aussi joué son titre avec Skrillex, qui sera présent sur son album 'Encore', annoncé dans les bacs le 5 août. La performance du co-auteur de 'Lean On' a fait sensation, confirmant une ouverture musicale plus marquée sur ce troisième jour de festival. Dillon Francis avait lui aussi surfé sur la vague Trap, assaisonnée de hip-hop, de moombathon et de big room. Une recette hybride qui a plus convaincu le jeune public de l'EMF que les sets d'Hardwell et Nicky Romero, tous deux de retour après leur première venue en 2013.

Les deux Hollandais ont fait le job, avec des sets propres et très différents l'un de l'autre. Hardwell a confirmé qu'il se dirigeait de plus en plus vers le hardstyle pur et dur, avec en dernière partie de set des kicks très agressifs. Quant à Nicky Romero, il n'est pas sorti de sa zone de confort, avec un mix très bien mené mais relativement plat face aux sets tout en relief de Dillon Francis et DJ Snake.

Plus tôt dans la soirée, il régnait au Barcarès un petit air russe, avec Swanky Tunes et DJ Smash en action, entrecoupés du duo hollandais (un peu décevant) Pep&Rash. Dès 19h30, côté Techno Stage, l'excellent Loco Dice a distillé son sens du groove sur l'énorme système son Funktion One. Malgré une (très) faible affluence, son set valait vraiment le coup. 

Entonnant plusieurs fois La Marseillaise au cours des trois jours, le public de l'EMF, majoritairement français malgré une quarantaine de nationalités recensées sur place, a fait preuve d'une fierté et d'une solidarité remarquables. Il n'est pas simple de faire la fête dans un contexte aussi sombre que celui qui nous a été imposés ces derniers jours dans notre pays. Mais la force des musiques électroniques et des DJ's, c'est justement de fédérer et d'avoir la puissance suffisante pour faire oublier tous les tracas du quotidien. Cette édition 2016 de l'EMF, en plus de battre des records de fréquentation, restera donc gravée dans nos mémoires. 

Photos : Anthony Ghnassia

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