Gregori Klosman fête les 3 ans de son label Guru | DJMAG France - Suisse - Belgique

Dans 10 jours, Gregori Klosman fêtera les 3 ans de son label Guru au YoYo Paris. Focus !

Gregori Klosman est à la tête de Guru depuis 3 ans. Avec une trentaine de sorties au compteur, le label français a réussi à faire ses preuves, offrant à ses artistes une belle exposition international. Miroir de l'éclectisme musical de son créateur, Guru est devenue une rampe de lancement pour de nombreux jeunes talents. Certains d'entre eux seront évidemment aux côtés de Grégori Klosman le 12 décembre, au YoYo, pour une soirée d'anniversaire qui s'annonce déjà épique... 


Gagnez vos invitations sur la guest-list du 12/12 au YoYo


Pour commencer, revenons sur le choix du nom de ton label, Guru. Tu nous l’expliques ?

Je souhaitais un nom court, qui reste en tête et qui ait du sens. Un "guru" (prononcé gourou) est un guide spirituel. Dans une époque où il est devenu courant de copier la musique, je pense qu'un label donnant plus de place à la créativité fait du bien. Dans ma conception, chaque artiste signé sur le label devient alors lui-même un "guru" en représentant sa propre culture musicale électronique.

En tant que Guru en chef, quelles sont les méditations les plus récurrentes que tu formules à propos du deejaying et de musiques électroniques ? 

Je regrette qu'aujourdhui beaucoup de jeunes artistes n'aient plus l'expérience des clubs lorsqu'ils produisent de la musique. C'est comme apprendre à faire la cuisine sans jamais goûter à ses plats. Je regrette aussi l'élitisme de certains milieux underground qui se prétendent détenteurs d'une vérité absolue, et qui refusent d'ouvrir leur esprit (un comble). J'aime à penser que je me situe entre les deux, dans le ventre mou. Ni mainstream, ni underground. C'est dommage, car nous sommes le pont entre les deux mondes, mais nous ne sommes pas assez représentés.

On sait tous à quel point il n’est pas simple de gérer un label depuis l’avénement du streaming et des Free Download. Comment essaies-tu de tirer ton épingle du jeu ? 

Le but n'a jamais été de gagner de l'argent avec le label. Donc, de ce point de vue, je ne peux pas être déçu... Nous faisons d'ailleurs beaucoup de Free Downloads car ça me semble naturel de nos jours. L'inconvénient, c'est que le profit réalisé sur un titre à succès est utilisé pour appuyer la sortie d'un jeune artiste. Sans ce budget, difficile de réaliser la même promo. Il faut vivre avec son temps. D'un autre côté, je ne cesse de le clamer haut et fort : il est important de mieux rémunérer les artistes et de révolutionner la répartition des droits d'auteur.

Il n’y a pas tant de labels indépendants français similaires au tien. Tu le regrettes ? 

Forcément, si on était plus nombreux, la musique française électronique rayonnerait davantage au niveau international. Beaucoup d'artistes créent leur label pour avoir la liberté de sortir leur musique. Ensuite, c'est naturel d'aider les jeunes talents, et c'est en ça que s'il y avait plus de labels comme le mien en France, on découvrirait certainement plus de talents. Sur cent démos que je reçois, il y en a peut-être 2 ou 3 d'intéressantes. Ce travail de fourmi est indispensable. Sans ça, tous les jeunes talents seraient noyés dans la masse.

De quoi as-tu besoin avant tout afin de signer un track ?

C'est simple : ça doit groover, avoir une touche d'originalité et il faut que j'ai envie de le jouer en club. Si après l'avoir joué une fois, j'ai envie de le rejouer, alors je le signe.

Si tu devais nous sortir les 3 tracks les plus marquantes de Guru

Ces 3 titres symbolisent chacun un changement dans la sonorité du label. 

Penses-tu que les DJ’s français les plus influents n’ont pas assez l’esprit d’équipe et ne soutiennent pas assez les jeunes pousses ?

Je pense avant tout qu'ils sont les pionniers d'une nouvelle ère musicale et qu'on doit les respecter pour ça. Après, c'est pareil partout, c'est un peu du chacun pour soi. Pourtant, quand on voit DJ Snake et sa team (Tchami, Mercer, Malaa), on comprend vite l'intérêt d'être une équipe soudée. Alors à mon échelle, j'essaye aussi de créer une équipe. 

En trois ans, quel bilan artistique dresses-tu pour ton label Guru

Je suis fier de voir que les artistes du début comme Tony Romera sont toujours là et que l'image du label est reconnue même à l'étranger. Plus le temps passe et plus on assume une identité musicale et artistique propre. Durant trois ans, le son du label a évolué et il évoluera toujours. La seule chose qui compte à mes yeux, c'est de faire danser les gens.

Tu organises donc une soirée anniversaire au YoYo. Peux-tu nous dire un mot sur les DJ’s qui seront à tes côtés pendant cette nuit spéciale ? 

Tony Romera et Damien N-Drix seront mes deux lieutenants principaux. Ce sont des amis mais surtout deux habitués du label et d'excellents DJ's. Il y aura également Phelin et Dionyce, deux nouvelles recrues du label. Je marche à l'affectif et ils sont dans mon délire, donc on va souvent les revoir. Enfin, j'ai souhaité marquer le coup de l'anniversaire en invitant un artiste Bass House français qui a fait une année 2015 exceptionnelle : il s'agit d'Habstrakt qui sera le special guest de cet événement.

Envisages-tu déjà de transformer cette soirée en un concept à proposer dans d’autres clubs, à l’étranger notamment ?

La volonté de mon label est de rassembler les artistes français issus de la même mouvance Electro/House et plus récemment Bass House/Future Garage. Durant l'ADE, cette année, notre soirée GURU a été un succès. Je souhaite donc continuer de promouvoir le label à l'étranger tout autant que ses artistes. Et qui sait, peut-être un jour nous aurons une scène Guru sur un gros festival...?

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