Interview : Nora en Pure | DJMAG France - Suisse - Belgique

Nous avons profité de la venue de Nora en Pure au Zig Zag à Paris le 26 Septembre dernier pour papoter un peu… On profite aussi de l'occasion pour vous remémorer le podcast exclusif que la Suissesse nous avait offert avant l'été...

Nora en Pure est l'une des valeurs sûres de la nouvelle scène House. Depuis son premier top 50 Beatport avec 'You Make Me Float' il y a 4 ans, Daniela Niederer impose son style musical, avec beaucoup de douceur et de sensualité. Propulsée sur le devant de la scène internationale suite au succès de 'Come With Me' début 2013 (dont le clip frôle aujourd'hui le million de vues sur Youtube), ses nombreux remixes et son actualité constante lui permettent d'être incontournable au sein de la short list des fans de Melodic House et Deep-House sexy. Nous avons profité de sa venue au Zig Zag à Paris le 26 Septembre dernier pour papoter un peu…


Avant, je ne voulais pas devenir DJ. Je voulais juste produire de la musique car j’aimais le processus de création. Mais il s’avère que les DJ sets permettent de gagner de l’argent. 


Qu'est-ce que ça fait de voir la plupart de tes titres dépasser le million de streams/vues sur le net ?

C’est très sympa. Après, il y a toujours la possibilité et l’envie d’avoir plus. De grandir encore et toujours. Le point positif, c’est que ce public vient de toute la planète. Dans chaque partie du monde, il y a un peu de ma musique qui est partagée. 

Comment es-tu arrivée dans le monde du deejaying et de la production ?

Quand j’étais plus jeune, je jouais de différents instruments. A la base, je n’écoutais pas de musique électronique. Quand j’ai commencé mes études, j’ai rencontré des gens qui avaient des studios. Je regardais ce qu’ils faisaient et j’étais fascinée. J’ai donc tenté de reproduire ce qu’ils faisaient, d’apprendre encore et toujours. 

Quand as-tu décidé d'en faire ton métier ?

Le processus a été relativement long. J’ai commencé à produire en 2007. Quand la Deep/House/Melodic est devenue une musique en vogue, j’ai eu quelques partages de mes sons à travers le monde. C’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à me dire qu’il fallait que je me concentre uniquement sur la musique et les tournées. J’ai réellement pris un tournant dans ma carrière pour devenir DJ à plein temps il y a environ 2 ans. 

Que penses-tu du deejaying et de ce rythme soutenu qui te fait voyager sans cesse ? 

J’aime beaucoup. Il y a forcément des moments où c’est un peu difficile. C’est très fatigant. Mais c’est tellement un plaisir de pouvoir faire ce que tu aimes dans la vie. 

Quelles sont tes inspirations ?

En réalité, je n’ai pas un background très axé sur la musique électronique. Avant, j’écoutais beaucoup de Rock. Mes parents écoutaient beaucoup de musique classique quand j’étais petite. Et ça m’inspire beaucoup pour ma musique. J’aime mettre des pianos et des violons dans mes titres.  

Tu produis beaucoup avec EDX. Comment vous êtes vous rencontrés ? 

Nous sommes tous les deux originaires de Zurich. Quand j’ai commencé, j’ai de suite été en contact avec lui. La scène suisse n’est pas très grande, alors on se soutient tous. On travaille presque tous les jours ensemble. 

Que peux-tu nous dire de la scène électro Suisse ?

Il n’y a pas énormément de DJ's suisses. Du coup, la scène reste assez limitée. En plus, notre style musical est bien plus populaire aux Etats-Unis. On ne joue d'ailleurs pas très souvent en Suisse. Peut-être une ou deux fois par an seulement... J’aimerais y jouer plus souvent, mais ce n’est pas toujours simple. 

Est-ce que tes sets sont différents en Europe et aux Etats-Unis ? 

Bien sûr, je joue différemment un peu partout. J’essaye de sonder la foule au fur et à mesure de mon set. Les Américains sont toujours très énergiques. Ils attendent des sets un peu plus puissants, avec de la House "Upbeat", très rythmée. En Europe, on peut jouer des titres un peu plus lents et pointus. 

Il y a beaucoup d'artistes provenant de la scène EDM qui disent produire de la House. Tu en penses quoi ? 

C’est vrai que presque tout le monde essaye de faire des titres House ou Melodic. De plus aujourd’hui, tout le monde veut devenir DJ. Avant, je ne voulais pas devenir DJ. Je voulais juste produire de la musique car j’aimais le processus de création. Mais il s’avère que les DJ sets permettent de gagner de l’argent. C’est la source de revenus la plus importante pour un artiste. Pour revenir à ta question, un jour ou l’autre, la majorité de ces artistes iront voir ailleurs. Ils font de la House en ce moment car ils voient que ça marche, c'est juste ça...

Tu préfères donc être en studio qu’en club ? 

Je pense qu’il faut un peu des deux. Être à la fois en studio pour créer de la musique et en club pour la partager avec le public. Tu as besoin des deux. 

Tu es très proche de tes fans sur les réseaux sociaux. Tu gères ça toute seule ? 

J’ai de l’aide de la part de mon équipe sur Facebook. Mais sur Twitter et Instagram, je fais tout toute seule. Pendant mes voyages, j'ai le temps de suivre tout ça et j'aime bien savoir ce que les gens disent sur moi.

Quels sont tes projets pour la fin de l'année ? 

Je vais sortir un nouveau maxi solo. Je fais aussi une collaboration avec Redondo en ce moment. Pas mal de remixes viennent de sortir également. Pour le moment, je ne souhaite pas faire d’album, je garde ça pour plus tard. 

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