Interview : Mercer | DJMAG France - Suisse - Belgique

Mercer continue de séduire de nombreuses pointures internationales, de Diplo à Tiësto, en passant par Axwell & Ingrosso. Toujours très complice avec Tchami et DJ Snake, il se positionne comme l'un des nouveaux noms majeurs de la nouvelle scène EDM...

Invité sur la main stage du festival Inox Park le 5 Septembre dernier, Mercer a livré l'un des sets les plus attendus par le public. Ce Parisien, exilé aux Etats-Unis tout comme ses potes DJ Snake et Tchami, a déjà attiré l'attention de nombreux fans d'EDM, que ce soit grâce à ses remixes ou à ses maxis, notamment sur le label Spinnin. Récemment, il a remixé 'On My Way' du duo Axwell & Ingrosso (+ d'un demi-million d'écoutes sur son Soundcloud en 3 mois) et 'After Life' de Tchami. Il sortira son prochain titre sur Musical Freedom, le label de Tiësto. Il y a un an, Diplo en personne l'invitait à mixer au sein de son show Diplo & Friends sur la BBC1, disant de lui qu'il incarnait le futur. Bref, Mercer est l'un des Français les plus surveillés au sein de la scène internationale. Interview !


Tiësto est encore un grand enfant dans sa tête !


Tu joues très peu en France. C’est une volonté de ta part ? 

Au contraire, j’adore jouer en France. Le problème, c’est que je vis aux Etats-Unis et que je tourne beaucoup là-bas. Du coup, ce n’est pas forcément simple de caler des dates en Europe et en France. Mais dès que je peux, comme aujourd’hui, je viens. 

Quest-ce que ça te fait de participer à un gros festival comme ça sur tes terres natales ? 

Et bien ça fait plaisir que quelqu’un ait pris l’initiative de faire un festival comme ça aux portes de la capitale. C’est ce qu’il manquait ! Il y a plusieurs scènes, c’est blindé, donc bravo à Joachim ! 

Quelle différence tu vois entre le public américain et le public européen ? 

Je dirais que là-bas, ils sont plus dévoués. Quand ils font un festival, ils s’y prennent un an à l’avance pour acheter leur place, ils travaillent leurs costumes pendant un mois, etc… Mais dans tous les cas, comme ici en France, ils aiment faire la fête. 

Est-ce que tu préfères jouer en club ou en festival ? 

J’aime les deux. A la fois les clubs plus intimistes, comme les grandes scènes de festivals avec des milliers de personnes devant moi, un décor, une ambiance particulière. Et pour autant parfois, tu fais une date dans un club de 300 personnes au Texas, et tu prends autant de kiff parce que ce sont des sauvages qui sont là pour faire la fête ! 

On te vois souvent avec Snake et Tchami. Vous bossez toujours régulièrement ensemble ? 

Bien sûr. On a pris des studios ensemble à Miami. Du coup, on échange beaucoup de musique, chacun donne son avis sur la musique de l’autre. 

Tu à l’air d’apprécier ce travail collaboratif. On t’avais déjà vu bosser avec pas mal d’artistes lors du Summer Camp de Spinnin...  

Oui, c’est super intéressant. Ça se passait à Amsterdam, ils avaient loué des dizaines de studios. Il y avait beaucoup d’échanges. C’était la première fois que je le faisais. J’ai rencontré plein d’artistes à cette occasion. Et puis surtout, on a passé beaucoup de temps en studio. Là, j’ai une bonne dizaine de morceaux bouclés. Je vais préparer un EP avec 3-4 tracks à partager avec le public. J’ai également beaucoup envie de partager des titres en Free Download, dans la lignée de 'Russian Roulette'. Toujours dans cet esprit de partager encore plus avec ceux qui aiment ma musique. 

Tu viens de signer un EP sur Musical Freedom. Comment ça s’est fait ? 

J’ai envoyé le titre à Tiësto, qui m’a directement dit qu’il voulait le garder pour le publier sur son label. Ça s’est fait aussi simplement que ça !

Qu’est-ce que ça fait de rencontrer un artiste qui t’a inspiré à tes débuts ? 

C’est génial ! En plus, Tiësto est un mec super sympa. C’est encore un grand enfant dans sa tête, donc c’est super de passer du temps avec lui au fil des dates. 

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