Interview : Shift K3y (podcast audio inclus) | DJMAG France - Suisse - Belgique

A 22 ans, Shift K3y est l'un des artistes les plus bouillonnants de la nouvelle scène londonienne. Découvrez son parcours et écoutez son podcast exclusif pour DJ MAG !

A 22 ans, Shift K3y est l'un des artistes les plus bouillonnants de la nouvelle scène londonienne. Ses fusions en tout genre et son culot ont déjà convaincu Diplo et Skrillex, mais aussi de nombreux artistes en studio, de la jeune Tove Lo à la légende Chaka Khan. En pleine dynamique, le britannique est aussi un DJ passionné, ouvert d'esprit, qui aime naviguer entre les différents styles musicaux sans appréhension et avec une énorme spontanéité. Il nous fait la joie de nous offrir un podcast exclusif, l'occasion pour nous d'en savoir plus sur son parcours et ses actualités...



Peux-tu nous en dire un peu plus sur tes racines musicales, tes influences et les disques marquants de ta jeunesse ?

J’ai débuté en faisant partie d’un groupe avant de me lancer en solo sous le nom de Shift K3Y, qui est en fait une combinaison de plein d’idées différentes. Ce projet me permet de chanter, produire et mixer ma propre musique. Je suis progressivement allé du r’n’b à une musique plus dansante, qui est celle que je préfère aujourd’hui.

Avec un père musicien, j’imagine que ta carrière était toute tracée ?

En tant que musicien, oui, c’est sûr qu’il m’a donné envie. Mais je ne lui dois rien pour ce qui est de ma propre carrière, pour laquelle j’ai dû tout construire seul.

A seulement 22 ans, tu as déjà accompli beaucoup de choses. Tu tournes en tant que DJ, tu as sorti de nombreux maxis sur des labels prestigieux. Avec le recul, penses-tu qu’il est encore possible d’être créatif en matière de musiques électroniques dancefloor ?

Oui, j’en suis convaincu à 100% ! C’est un genre de musique tout entier qui te fait danser, pas un seul preset sonore qui devrait être utilisé à chaque fois. Le champ d’action et les possibilités sont donc énormes !

Sur ta page Facebook, tu mentionnes un drôle de genre musical pour te définir… Qu’est-ce que tu entends par « Subsonic Ballad » ?

(rires) J’étais probablement bien perché quand j’ai écrit ça !

Même si tu as déjà connu le haut des charts en Angleterre, tu n’as pas l’air d’être dans une optique mainstream. Est-ce que c’est compliqué de rester libre d’un point de vue artistique quand on est, comme toi, signé en major ?

Ce n’est pas compliqué à partir du moment où tu te laisses la liberté de composer des titres à fort potentiel et d’autres plus pointus. Les gens ont la fâcheuse habitude de voir ça comme noir ou blanc mais je crois que c’est juste possible de combiner une musique accessible avec une facette plus pointue. Je sors mes titres à potentiel sur Columbia (Sony) mais je garde les autres pour des labels plus petits ou pour moi-même. Il n’y a aucune contrainte à faire ça de mon côté.

Tu es en train de finaliser ton premier album et je crois savoir que tu as eu la chance de collaborer avec Chaka Khan. Raconte !

C’est le genre d’opportunités qui arrivent une fois dans ta vie ! Je suis très honoré d’avoir pu collaborer avec une telle légende. J’ai hâte que le public écoute le résultat !

Aussi, je me demandais comment tu étais parvenu à te faire remarquer par Skrillex et Diplo ? 

Je n’ai pas encore eu l’occasion de partir en tournée avec eux mais j’ai déjà joué en première partie de Skrillex quelques fois. J’aime bien me dire qu’il kiffe mon style.

Un mot sur ton dernier titre 'Crying In The Night', qui ouvre d’ailleurs le podcast exclusif que tu nous offres. Est-ce qu’il caractérise une nouvelle orientation musicale, plus housy ?

Non, pas du tout. C’est juste une partie de ce que je suis en tant qu’artiste.

Es-tu du genre hyper-actif en studio ?

Quand je suis en phase de composition, je suis assez maniaque mais je sais toujours où je veux aller. Je me garde beaucoup de temps pour m’amuser et expérimenter mais je garde en mémoire que ma carrière se joue à chaque fois que je suis en studio. Je prends donc ça au sérieux et j’essaye de ne pas partir en vrille, de me concentrer sur une musique qui parlera autant au public qu’à moi-même.

De plus en plus d’artistes renommés te font appel pour des remixes. Tove Lo est le dernier exemple en date. Selon toi, un bon remix doit-il s’éloigner de l’original ou lui rester fidèle ?

Tout dépend de l’intention et de la demande. Si c’est pour les clubs, tu dois respecter certaines normes au niveau de la structure. Sinon, tu n’as aucune règle particulière à respecter !

Il suffit de te voir aux platines pour comprendre que le deejaying est une vraie passion pour toi. Que penses-tu de tous ces sets pré-enregistrés et ces DJ’s qui ne font que lever les bras en l’air ?

Je trouve que ça craint, même si j’aime l’énergie que dégage cette musique.

As-tu des objectifs précis pour la fin de l’année ?

Finir mon album est la priorité absolue. J’aimerais ensuite partir en tournée afin de le promouvoir. Je ne sais pas encore si je ferai un Live avec du chant ou un DJ set. Peut-être que ce sera une sorte de combinaison de tout ça !

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