Interview : Felix Jaehn | DJMAG France - Suisse - Belgique

A 2 jours de sa présence à notre Pool Party DJ MAG en opening du festival Electrobeach, nous vous dévoilons une partie de notre entretien avec Felix Jaehn, à lire en totalité dans le magazine #10...

Après Robin Schulz l'an dernier, l'Allemagne a trouvé en Felix Jaehn le nouveau golden-boy de l'EDM version pop-deep-house, communément appelée "melodic-house". A 21 ans, ce jeune DJ-producteur est sorti de nulle part, repéré par Ultra grâce à son hyper-activité sur les réseaux sociaux et Soundcloud. Sa version du 'Cheerleader' d'OMI bat des records et caracole en tête des titres les plus écoutés sur Internet depuis plusieurs mois, affichant plusieurs centaines de millions d'écoutes à l'échelle de la planète. Mais derrière le buzz de ce remix se cache une musicalité déjà très intéressante, illustrée par son dernier titre original, 'Ain't Nobody' interprété par la délicieuse Jasmine Thompson. En pleine lumière, Felix Jaehn démarre sa carrière sur les chapeaux de roue. Saura-t-il garder le contrôle ? 


Ma musique est positive car je suis bien dans ma peau.


Parle-nous un peu de ton background, as-tu toujours été fan de musiques électroniques ? 

J'ai commencé à apprendre le violon à cinq ans. A 15 ans, j'ai commencé à mixer et à la fin du lycée, je suis parti à Londres pour suivre une formation M.A.O. chez Point Blank. C'est à ce moment que j'ai commencé à produire mes propres titres. 

On peut déjà parler d'une vraie success-story te concernant, non ? As-tu le sentiment de vivre un rêve les yeux ouverts ?

On ne peut jamais prédire les hits en matière de musique. Je n'avais pas prévu de vivre de la musique car je suis parti à Londres pour mes études avant tout. J'ai eu la chance d'avoir des parents compréhensifs, qui m'ont permis de me concentrer sur la musique, notamment en m'attribuant une pièce adéquate pour mon studio à la maison. Tout cela a fait en sorte que j'ai grandi dans un contexte favorable. Et puis j'ai eu la chance de mixer en club très tôt, dès mes 18 ans, avec des sets au Ministry of Sound et au Pacha à Londres. Je dirais vraiment que c'est à Londres que ma vie a pris un tournant décisif. Suite à mon remix de 'Cheerleader', mon nom est apparu dans les charts du monde entier et je n'en croyais pas mes yeux. Mais ce qui m'a rendu encore plus fier, c'est de réussir à être en première place des charts en Allemagne avec mon single 'Ain't Nobody'. Ce nouveau succès me permet de continuer à rêver, c'est ce qui est le plus important. 

Tu as démarré en partageant pas mal d'Edits sur Soundcloud. A partir de quand as-tu senti que tu avais un vrai potentiel ? 

Il y a trois ans, j'ai commencé à construire ma fan-base. Ce qui est bien avec les nouveaux médias, c'est que tu peux suivre au jour le jour ce qui se passe autour de ta musique, les réactions qu'elle suscite, l'intérêt que les internautes te portent... Je prenais alors chaque écoute et chaque nouveau follower comme un succès. C'est encore le cas aujourd'hui, je donne beaucoup d'importance à ça. Fin 2013, pour la petite histoire, j'étais ravi d'avoir atteint mon objectif de 1000 fans sur Facebook. Je n'oublie pas tout ce chemin parcouru.

Un mot sur ton remix d'OMI, qui bat des records depuis plusieurs mois. Raconte-nous comment tu as repris ce titre en main et à quel point il a changé ta vie ? 

J'ai reçu une demande de remix en provenance d'Ultra au début 2014. Jamais je n'aurais pensé que cela change ma vie à ce point. J'ai du mal à croire à quel point ce remix plaît au grand public, j'étais loin de viser un tel succès lorsque j'ai travaillé sur ce remix dans ma chambre. Néanmoins, c'était encore plus important pour moi de rencontrer le succès avec un titre original, ce qui est maintenant le cas avec 'Ain't Nobody' chanté par Jasmine Thomson. Je voulais à tout prix éviter qu'on me colle l'image du simple remixeur opportuniste. 

Tu incarnes la nouvelle génération de producteurs allemands. Comment expliques-tu l'émergence d'un tel vivier d'artistes "melodic house" en Allemagne ? 

L'Allemagne est le troisième plus gros marché musical dans le monde mais c'est le premier à avoir pris le wagon de la melodic house. Robin Schulz a certainement joué un grand rôle et incité beaucoup de nos compatriotes à suivre le mouvement. C'est assez dingue de voir l'ampleur que ça prend. Je reçois des demandes de remixes de la part de certaines stars anglaises et américaines qui me faisaient rêver il y a encore peu. C'est génial de voir que les producteurs allemands sont à la fête en ce moment. 

Es-tu déjà un artiste grand public ?

Quand l'un de tes titres affiche plus de 400 millions de clics sur Internet, tu ne peux pas nier l'évidence. Je n'ai rien fait pour devenir mainstream mais je suis heureux de voir que ma musique plaît au grand public. 'Ain't Nobody' est aussi en passe de venir un hit et je m'en réjouis. Ceci étant dit, je ne suis pas certain d'être encore un artiste mainstream. Dans ma tête, je suis encore le petit producteur que j'étais il y a deux ans. 

Mis à part ton projet d'album, à quoi peut-on s'attendre pour les semaines à venir ? 

Il y aura de nombreux remixes et un nouveau titre original dans peu de temps. Mais je ne peux pas donner de noms pour le moment. Je vais aussi mixer un peu partout en Europe cet été. A l'automne, je partirai à la découverte des Amériques, ce qui me rend très impatient...

Articles en relation

Vidéos en relation

Commentaires