Interview : Kygo | DJMAG France - Suisse - Belgique

Kygo est un phénomène venu du froid norvégien mais assimilé à une House "Tropicale"... Rencontre avec un ovni, déjà mis sur le devant de la scène par des stars comme Avicii...

C'est lors de son passage à Paris au Showcase que nous avons rencontré Kygo. Le jeune producteur norvégien qui vient de sortir son single ('Firestone') rencontre déjà un franc succès. Il a d'ailleurs pris les platines à guichets fermés, après nous avoir parlé, entre autres, de son début de carrière fulgurant, de sa tournée et de son album en préparation… 


Maintenant, je vais me concentrer à 100% sur des titres originaux.


Comment est-ce que tu es entré dans le monde des musiques électroniques ? 

J'ai commencé à jouer du piano à l'âge de 6 ans. Vers 15-16 ans, j’ai arrêté les cours et j’ai commencé à composer mes propres mélodies. A ce moment-là, j’ai découvert Avicii. Et j’ai été très inspiré par sa musique. J’ai essayé de faire la même chose. 

Parmi les titres d’Avicii, lequel t’a plus inspiré que les autres ? 

Si je devais en citer un seul, ce serait 'Seek Bromance'.

Est-ce que c'était difficile de définir ton propre style de musique ?

Pas spécialement, mais j’ai pris beaucoup de temps à peaufiner mon style. Au début j’ai fait des titres plus semblables à ce que faisait Avicii. Mais je trouvais ça un peu redondant, tout sonnait pareil. Après six mois de travail en studio, au corus desquels j’ai essayé plein de styles et d’approches différents, j’ai fini par trouver mon propre son, que je développe à l’heure actuelle.

Quand as-tu su que tu avais trouvé le bon style ? 

Quand j’ai mis en ligne mon remix de Passenger 'Let Her Go'. C’est la première fois qu’il y avait un grand nombre de commentaires positifs sur ce que je faisais. 

Tu as fait des remixes ta spécialité, pas vrai ? 

J’ai pourtant commencé avec des titres originaux car je ne savais pas comment il fallait faire pour remixer, comment obtenir les acapellas, etc… Et je suis tombé sur un concours de remix, pour lequel on pouvait télécharger les parts. Ensuite, j'ai beaucoup enchaîné. A vrai dire, quand j’écoute un titre, je suis très inspiré. Il y a plein d’idées qui me viennent. Je me dis que je pourrais ajouter tel instrument ou telle rythmique. C'est ce qui explique que j'aie sorti autant de remixes en si peu de temps. Mais maintenant, je vais me concentrer à 100% sur des titres originaux.

Mais tu dois continuer à recevoir un très grand nombre de demandes de remixes, non ? 

Oui, j’en reçois beaucoup. Mais je n’accepte rien si je n’ai pas réellement l’envie de le faire. Je n’ai pas forcément beaucoup de temps désormais. Je souhaite me concentrer réellement sur ma propre musique.

Justement, ton single 'Firestone' est sorti il y a deux semaines, et il affiche déjà plus de 2 millions d’écoutes sur Soundcloud. Une petite histoire derrière ce titre ? 

Conrad m’a envoyé une idée de vocal. Et j’ai été très inspiré par sa ligne de chant. Du coup, j’ai commencé à bosser autour de ça. On s’est revus en Septembre en studio pour finir le titre. Je l’aime beaucoup car je trouve que le mélange entre l’instru et la voix fonctionne bien. 

Songes-tu déjà à un album ? 

Oui, j’ai vraiment envie de faire un album. Pour le moment, je fais un titre à la fois. Et à la fin, j’espère que tout ça pourra être mis bout à bout pour faire un album. 

Tu navigues entre des titres Tropical House et Downtempo… Tu ne souhaites pas être confiné dans un seul style musical ? 

Beaucoup de gens adorent mettre des étiquettes sur des styles. Du coup, il y a de plus en plus de sous-genres et de sous-sous-genres… (rires). Pour ma part, je m’en fiche un peu. Je fais ma musique, ce qui me passe par la tête. J’ai des inspirations différentes, qui donnent des styles différents. Mais c’est ce que j’aime faire. Parfois j’ai des idées de titres à 60 bpm, d’autre fois à 140 bpm… 

Et alors cette étiquette "Tropical House" qu'on t'a collée, qu'en penses-tu ? 

Je trouve ça cool que ce style de musique se développe. Mais ce n’est pas le seul. Il y a des trucs plus Chill Out, qui dépassent parfois ce phénomène "Tropical". Comme pour tous les styles, il y a une sorte d’apogée qui me semble maintenant atteinte. Mais au final, encore une fois, les étiquettes ne m’importent peu. 

Ta tournée européenne a affiché sold-out. Qu’est-ce que ça fait de voir autant de monde venir à tes shows dans de si nombreux pays ? 

C’est très spécial. Aller dans des pays où tu n’as jamais mis les pieds auparavant et voir des clubs remplis de gens qui viennent écouter ta musique, c’est très étrange comme sensation. C’est difficile à décrire, mais c’est super cool de vivre tout ça ! 

En quoi tes shows sont-il différents ? 

Je mets la musique au premier plan, tout simplement. Il y a beaucoup trop d’artistes qui viennent juste pour jouer des gros club bangers. Moi je viens jouer des mélodies, des titres qui vont transporter les gens. 

Imagines-tu mettre au point un Live pour 2015 ? 

J’ai vraiment envie de le faire. Après cette tournée, je vais travailler sur ce point. J’ai vraiment l’envie de proposer une expérience au public qui viendra me voir. 

Tu conclus une année sur le devant de la scène électronique avec des millions d’écoutes sur Soundcloud et plus de 600000 fans sur Facebook. Comment tu vis ça à 23 ans seulement ? 

Je suis vraiment content de tout ce qui se passe. Tous ces gens qui me suivent et qui écoutent ma musique, c’est fantastique ! 

 

 

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