Focus : Kill Frenzy | DJMAG France - Suisse - Belgique

Le Belge Sebastian Vanschoonbeek, aka Kill Frenzy, sort son premier album 'Taylr Swft' et s'affirme comme l'un des leaders du mouvement "ghetto"...

Du propre aveu (ironique) de Claude Vonstroke, qui l'a signé sur son label Dirtybird, la sortie de 'Taylr Swft' est une mauvaise chose. La raison ? Les 11 titres de cet album étaient depuis des mois ses armes secrètes dans chacun de ses sets. Un compliment très valorisant pour Sebastian Vanschoonbeek, aka Kill Frenzy, qui nous explique ici comment il a découvert le mouvement "ghetto" au sein des clubs de sa Belgique natale... 

Peux-tu nous dire comment ton expérience du clubbing belge t'a conduit à faire du "booty-clap" ? 

A 16 ans, j'écoutais beaucoup de techno et c'est ce que je retrouvais dans les clubs. Je me souviens par exemple d'avoir vu mes artistes préférés Dave Clarke et DJ Rush à I Love Techno. C'est dans le set de Dave Clarke que j'ai découvert tous ces titres rapides et un peu bruts affiliés au mouvement "ghetto house", "booty house". Je suis tombé amoureux de ce style et j'ai commencé à en produire moi-même. La récompense, c'est de voir Dave Clarke jouer mon track 'Who Run It' en 2007. J'ai juste réduit le tempo mais mon Booty Clap est le fruit de ces expériences clubbing. 

Ta première rencontre avec Claude Vonstroke ? Depuis quand le considères-tu comme ton "mentor" ? 

Je crois que je m'en souviens très bien, contrairement à lui (rires). C'était dans un club en Belgique, le Silo. Je suis allé le voir en cabine pour lui faire passer un CD avec quelques unes de mes démos. Je lui ai précisé que j'étais un DJ ghetto house et que j'avais adoré la manière dont il avait placé DJ Deeon 'Let Me Bang' dans son set. Je voulais juste être cool avec lui, faire le connaisseur (rires). C'est après avoir signé sur Dirtybird qu'il est devenu une sorte de mentor. A chaque fois que je le vois, je lui saute dessus et je le harcèle de questions. Quand il s'agit de sortir de la musique sur son label, il devient très dur en affaire. Il est difficile à satisfaire. Du coup, ça aide à donner le meilleur de soi-même et à faire une musique plus créative. Il n'est pas du genre à prendre un titre comme ça, il veut vraiment être bluffé avant de dire oui. Alors je donne beaucoup d'importance à ses opinions.

Tes 3 meilleurs spots pour danser sur de la bonne musique en Belgique ?

Le Fuse et le Wood à Bruxelles. Et le troisième n'existe plus malheureusement. C'était le Silo à Leuven. J'y suis beaucoup allé. C'était un vieux bâtiment industriel, c'était juste parfait. 

 

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