À l'occasion de notre pool party en closing du festival Electrobeach, Timmy Trumpet a répondu à nos questions juste avant son set endiablé...

Parmi les très nombreux producteurs d'EDM, rares sont ceux qui ont su tirer leur épingle du jeu comme Timmy Trumpet. Fort d'une personnalité extravagante et d'un amour inconditionnel pour la trompette - dont il n'hésite pas à se servir en studio comme sur scène - l'Australien fait aujourd'hui partie des plus grands, notamment grâce son premier hit 'Freaks'. Aujourd'hui, il alterne entre Big Room acidulée et Hard Dance. On a profité de son set événement à notre Pool Party en Closing du festival Electrobeach pour discuter avec lui...


C’est surtout une question de feeling, pour savoir à quel moment jouer de la trompette sur tel ou tel morceau. Je joue aussi du jazz, où il y a une  grande part d’improvisation. Ce qui m'est très utile en tant que DJ.


 

Ce n’est pas fréquent d'allier trompette et big room comme tu le fais. Comment combines-tu tes passions ?

Comment je mélange tout ça ? C’est… assez instinctif ! Tu mixes normalement, tu prends ta trompette, tu règles un peu tes niveaux, tu connectes les micros à l’instrument et tout est combiné. Après bien sûr, c’est surtout une question de feeling, de quand savoir jouer sur le morceau. Comme dans le jazz, je me laisse une grande part d’improvisation. Ici, c’est plus simple de jouer sur mes morceaux que sur du pur jazz car les morceaux sont sur une seule tonalité, contrairement au jazz où les harmonies changent constamment. C’est plus simple, mais aussi très pur et j’adore ça.

On sait que tu es un grand amoureux d’EDM mais également de Trance. Entre les deux, qui gagne ?

Oh mec… C’est dur. Ce n’est pas une compétition mais… Trance… EDM… Je pense que ce que j’aime le plus est la Psy-Trance. Tu sais, je suis vraiment un gros amoureux du genre. Dans les deux cas, il s’agit d’électronique et j’aime ça. Je pense que l’EDM est aujourd’hui très associée à la Dance Music commerciale, c’est dommage.  

 

Il y a des influences Jazz dans certains de tes tracks. Recommandes-tu aux fans de musique électronique d'écouter du Jazz ?

C’est toujours important de s’ouvrir aux autres musiques. Je pense que l’un des plus grands albums est ‘Kind of Blue’, de Miles Davis. Ses morceaux ont vraiment changé la donne, les enregistrements sont superbes. Beaucoup d’artistes de Dance Music sont aujourd’hui dans une grande optique de modernité. J'entends parfois dire que le Jazz fait partie du passé, qu'il est temps de se concentrer sur le futur. Je ne raisonne pas comme ça.

Pourquoi ne pas imaginer, un jour, une collaboration entre toi et un vrai artistes jazz ? Cela pourrait être novateur, non ? 

C’est une super idée, en effet. Si je pouvais trouver un jour un autre amateur de Jazz, qui aimerait travailler avec des artistes un peu différents… J’aime beaucoup avoir un musicien avec moi quand je bosse en studio. Faire quelques enregistrements d’un Big Band, de smooth Jazz, de be-bop…Peu importe, ce serait cool.

Tu nous as plutôt surpris avec ton single ‘Satellites’. Est-ce que tu es en train de t’essayer au mouvement Future Bass, qui est très à la mode en ce moment ?

J’adore ce courant, mais aussi tous les genres de musique. Avec ‘Satellites’, j’ai essayé quelque chose de différent. J’essaie de le jouer en clubs et en festivals. Ce n’est pas aussi Hard que mes autres titres mais je reste très fier de ce titre. Je trouve qu’il est cool. Et ça a été un plaisir de travailler avec Qulinez. Après ça, je reste un inconditionnel de la Trance et 'Oracles' le prouve plutôt bien à mon avis. 

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