Retour sur le deuxième jour du festival Electrobeach aux couleurs forcément bleu, blanc, rouge, que ce soit aux platines ou dans le ciel...

Vendredi 14 juillet. Port Barcarès. Comme il en a pris l'habitude, le festival a porté haut et fort les couleurs bleu blanc rouge, jusque dans le ciel de la station balnéaire avec six passages supersoniques de la Patrouille de France en début de soirée... Côté musique, on a frôlé le 100% français sur la main stage, ce qui prouve à quel point notre scène hexagonale est désormais bien vigoureuse.

En ce deuxième jour, l'affluence a été nettement plus forte que la veille, et ce dès le début d'après-midi. A 17h30, le public était déjà très réactif devant la performance de Mosimann, toujours aussi explosif aux platines. Après son set sur la Beach Stage l'an dernier, le nouveau résident star de l'Amnesia au Cap d'Agde a fait un sans faute sur la scène principale, ne boudant pas son plaisir. Un set mouvementé et efficace avant la venue de l'ovni londonien TroyBoi, peu connu du public français et fier représentant de la scène Trap anglaise. Un véritable pari des organisateurs de lui offrir un slot sur la scène principale du festival, qu'on ne peut qu'applaudir. Le Britannique sait comment s'y prendre pour en découdre. Son style hybride, à mi-chemin entre un hip-hop profond et des basses 808 arrondies, le représente à merveille et instaure une explosivité aiguisée. Une heure de drops acides et orientaux, reflets d'un large spectre Bass Music en vogue. Un apéritif pointu mais idéal pour enchaîner sur la nouvelle figure de proue du Pardon My French… Malaa. Très attendu, le DJ cagoulé s’est illustré dès 19h30 en enchaînant les bombes sonores empruntes de House sombre et funky. Là encore, une partie de la fosse était surexcitée quand une autre partie du public a eu du mal à se lâcher jusqu’à l'arrivée du très fidèle Martin Solveig.

 

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Sa House colorée, agrémentée de titres plus larges et accessibles, a su sans grand surprise conforter son statut. Habillé tout en blanc, avec une casquette vissée sur sa tête, Solveig a flirté avec un set généraliste tant les extraits de grands classiques de la Dance Music (comme 'Satisfaction' de Benny Benassi entre bien d'autres) ont émergé à droite à gauche dans son set. Toujours très à l'aise au micro, le résident des soirées 'My House' a fait monter la pression au moment de partager son nouveau tube ‘All Stars’ avec le public chaud bouillant.

Avec les avions de la patrouille de France au-dessus des têtes, le show est devenu forcément très spectaculaire. C'est alors que le prophète Tchami est apparu sur scène afin de régaler son public de sa Future House très maîtrisée, alternant hits personnels et petites perles non radiophoniques. Une heure intense, desservie par des visuels séduisants, marqués par cette thématique "Confession" unique en son genre. 

 

 

Quant à David Guetta, lui aussi très fidèle à l’EMF, il a livré une heure et demie de set devant un public déjà conquis d'avance. Ouvrant audacieusement sur ‘Like A Bitch’ de Zomboy (longtemps utilisé par DJ Snake en ouverture de ses sets), la méga-star française a tout de même bifurqué rapidement sur ses tubes, tout en saupoudrant de grands classiques ('I Like To Move It') et de Bass Music piquante. La communion avec le public était très belle à voir, comme toujours, avec de nombreux moments frissonnants. Il faut dire que 70000 personnes reprenant en choeur dix ans de tubes, c'est assez fort en émotions. 

A 0h30, le pape de la Trance Armin Van Buuren est venu rompre la succession 100% française pour conclure cette belle main stage avec ce qu'il sait faire le mieux. Entre Big Room et Trance, l'énergie proposée par le Hollandais a ravi la foule, qui s'est laissée embarquer par ses mélodies de synthés accessibles et ses kicks parfois très incisifs (et souvent rapides), jusqu'à flirter avec Vini Vici sur la fin. Cette Trance tribale et furieuse en closing tranchait assurément avec la prestation de Deadmau5 la veille et la clameur du public de l'EMF au moment des feux d’artifice est venue souligner la performance réussie du gourou de A State Of Trance.

 

 

Grâce à la fréquentation nettement supérieure en ce jour 2, les autres scènes ont pu bénéficier d'un intérêt légitme de la part du public. Le talent russe Shapov a fait forte impression sur la Beach Stage, Stephan Bodzin a envoûté le chapiteau Techno avec son Live de grande qualité et la scène Hard n'a pas désempli, captant plusieurs centaines de personnes en continu malgré des kicks d'une violence inédite sur le festival...

Photos : ©Anthony Ghnassia

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