A la veille de sa sortie sur le label Size, nous vous faisons découvrir 'Stellar', le nouveau single du DJ-producteur français Ravenkis...

Ravenkis sortira 'Stellar' ce vendredi sur le label Size de Steve Angello. Une nouvelle étape dans la carrière de ce jeune DJ-producteur français âgé de 22 ans, qui compte déjà à son actif des sorties sur les labels Axtone et Spinnin, mais aussi des remixes pour des pointures comme Axwell & Ingrosso, Keane et The Temper Trap. De son vrai nom Pierre-Louis Calme, Ravenkis dévoile sur 'Stellar' une nouvelle facette de son identité musicale, clairement inspirée par la French-Touch (Daft Punk essentiellement, avec ces envolées de keytar compressé), mais aussi Arno Cost (au niveau des mélodies). A la fois lunaire, sensuel et dansant, 'Stellar' combine sonorités rétro et production futuriste. Une jolie réussite, qu'on vous propose de découvrir en avant-première !



Raconte-nous la première fois que tu as mis la main sur un track de Steve Angello...

C'était en 2009 lors de la sortie de son classique 'Isabel'. Ce track a été une vraie claque pour moi ! J’aime beaucoup la vibe que Steve avait à cette époque. Je m'en inspire actuellement, à vrai dire. Mes prochains titres seront en quelque sorte un gros retour en arrière, un vrai "Back to the roots".

Cette signature sur le label Size est-elle une consécration ?

C'est un bel aboutissement, je suis fier que mon travail soit apprécié par Steve et son équipe, mais la route est encore longue. Je reste concentré en studio et suis impatient de faire découvrir mes prochaines productions. 

'Stellar' est très influencé par la french-touch et notamment Daft Punk. Tu confirmes ?

Oui, absolument ! C'est 'Digital Love' qui a inspiré le solo de ‘Stellar'. J'ai également beaucoup puisé dans des titres comme 'Magenta’ d'Arno Cost & Arias, ou encore 'Discopolis' de Lifelike & Kris Menace. J'adore ces titres depuis mon adolescence et espère leur avoir rendu un bel hommage.

Même si tu es actif depuis plusieurs années, tu fais partie de la nouvelle génération de DJ-producteurs français. Quel regard portes-tu sur notre scène Electro et le Clubbing dans notre pays ? 

J'espère bien ne pas être déjà considéré comme un "vieux de la vielle" à 22 ans ! Je trouve très agréable le retour de l'underground en France et surtout sur Paris. Cela m'a permis de m'ouvrir à la techno en tant qu'auditeur et je pense que c'est très positif pour le clubbing francais, ça va redonner un second souffle aux clubs qui décident de prendre ce tournant. On est plutôt bien servis au niveau des musiques électroniques en France, entre Justice qui remonte sur scène et sort un nouvel album, Madeon et Porter Robinson avec leur show incroyable, ou bien encore la team Pardon My French de Snake qui cartonne. On aime ou on n'aime pas, mais on ne peut que respecter, ils sont les boss du game maintenant. 

Et la scène EDM / Progressive, a-t-elle une place en France ?

C'est vrai que la scène prog house / EDM est moins glorieuse. Aujourd’hui, aucun label français n’a d'envergure internationale, et les clubs qui bookent des artistes français dans ce domaine se comptent sur les doigts de la main. Pourtant, il y a un vivier de talents français qui proposent de très belles choses. Si je ne prends que ceux de ma génération, je pense à WyKidAntoine Delvig et Thomas Feelman... Il faut que chacun continue à travailler dur, en respectant le travail des autres et sans oublier de s’entraider. Sans ça, nous n’arriverons pas à nous imposer sur le marché international. A ce titre, je veux profiter de cette interview pour souligner le travail colossal de mon manager, Maël, qui essaye vraiment de travailler dans cet état d'esprit…

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