Le Zénith de Paris accueillait ce lundi les hitmakers américains fraîchement récompensés d'un Grammy Award... Le duo a livré un show explosif, qui a énormément surpris tous ceux qui ne connaissaient d'eux que leurs derniers tubes radiophoniques.

Après un concert au Trianon en octobre dernier, le duo new-yorkais était de retour à Paris dans une salle plus adaptée à leur énorme succès mondial, encore récemment mis en lumière à l'occasion des Grammy Awards. Alors que leur premier album sera disponible dans quelques semaines, les deux inséparables avaient fait de cette date à Paris l'une des plus importantes de leur tournée europénne...

Malgré un prix d'entrée assez élevé, le Zénith de Paris s'est vite rempli pendant le warm-up efficace de Nick Martin. Arrivés sur Paris moins de 2 heures avant leur show, The Chainsmokers sont arrivés sur scène à 21h15 pétantes. Peu de monde était alors prêt à vivre l'avalanche de basses et le style tranchant adopté par le duo derrière leurs platines.

 

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En effet, on a assisté à un DJ set explosif, qui en a laissé plus d’un sur le carreau. Dès l'intro, l'excitation du public est réellement palpable, les premières paroles se font entendre et les synthés font vibrer nos organes. Alors que l’on pouvait s’attendre à une performance calquée sur leur musicalité du moment, ils ont profité du sound-system surpuissant pour enchaîner les drops ravageurs, à base de Bass Music impétueuse, piochant autant dans la trap acidulée que dans un dubstep gras et effréné. Un surprenant délice, d’autant plus que la plupart de leurs hits ('Paris', 'Don’t Let Me Down', 'Closer' ou encore 'All We Know' et leurs remixes respectifs) ont été subtilement incorporés dans des transitions parfois surprenantes, à l'image du mythique 'Yellow' de Coldplay... 

Très éclectique et fluide, leur set a brassé très large, grâce à des références Rock (Red Hot, Nirvana...), hip-hop et même disco, le tout distillé non sans humour (les thèmes de Rocky et du Roi Lion ont surgi de nulle part à certains moments) au milieu de tubes repères assez opportunistes ('This Girl' de Kungs). Malgré une énergie débordante, les Chainsmokers ont su lever le pied et ne sont pas tombés dans la surenchère, malgré des passages vraiment agressifs.

 

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Côté scénique, pas grand-chose à redire. Andrew Taggart et Alex Pall, montés sur ressorts, ont prouvé qu'ils avaient un vrai charisme, n'hésitant pas à grimper sur la régie pour enchaîner les jumps spectaculaires. Micro en main, ils ont aussi fait preuve d'une efficacité maximale pour faire exulter leurs fans pendant 1h30. On a toutefois remarqué que la qualité créative des séquences vidéo utlisées n'étaient pas encore à la hauteur de leur niveau de hype (et de leur rémunération désormais parmi les plus élevées en matière de deejaying).

Après une déclaration d’amour appuyée pour Paris, le duo a quitté la scène avant de revenir en toute puissance, armé du célèbre 'Game Over' de Lookas. De quoi sceller une performance toute en relief et en énergie, face à un public convaincu et ravi. Solidement installés dans le haut des charts internationaux depuis près d'un an, les Chainsmokers ont aussi prouver qu'ils prenaient un plaisir fou avec le deejaying ! 

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