D'année en année, le duo hollandais n'a cessé de s'imposer dans le top 20 des DJs les plus sollicités par les festivals EDM. Si bien qu'ils ont nommé leur propre label Mainstage, reflet de leur énergie Big Room bien tenace...

A la veille de la sortie de son nouveau single 'Watcha Need', le duo hollandais revient avec nous sur l'évolution de sa carrière. Haut classés dans le Top100DJs, pris sous l'aile d'Armin van Buuren, les deux compères sont des habitués des main stages internationales. Après des débuts Trance, ils font figure aujourd'hui d'ambassadeurs de la vague Big Room. Leur dernier tube 'Carribean Rave' et leur récent remix pour The Chainsmokers ne trahissent pas cette quête d'énergie dancefloor maximale. Interview !


Pour nous, la "Big Room" n'est pas un genre musical mais une manière de produire !


Voilà plusieurs années que vous êtes dans le milieu et votre ascension est constante. Vous vous attendiez à une telle carrière ?

Willem : Non, on n'en revient toujours pas ! C'était juste une passion au départ. Notre objectif était de faire un mix sur une main stage, un jour… Alors maintenant, quand on voit notre planning, on est aux anges car on se retrouve sur les main stages de nombreux festivals dans le monde.

Ward : Au départ, quand on faisait de la Trance, on avait un peu de succès mais on ne pensait pas qu'on réussirait à basculer dans cette dimension et cette popularité. La première fois que nous avons mixé à Tomorrowland, c'était sur une toute petite scène. Après notre set, on avait fait le tour des autres scènes et David Guetta jouait sur la main stage. On a jeté un oeil et on a vu cette masse de gens, c'était incroyable. Alors forcément, quand notre tour est venu de mixer sur cette même main stage, plusieurs années plus tard, on a vécu des émotions très fortes.

Et maintenant, c'est presque chaque week-end ! J'imagine que c'est assez intense au niveau de l'énergie que ça procure… 

Ward : Surtout quand tu joues tes propres morceaux. Ceux que tu as composés à la maison, au calme. Quand tu les partages devant ces foules compactes, le feeling est indescriptible.

Willem : On a la chance de tourner partout dans le monde. La Dance Music est devenu un mouvement vraiment global, c'est fou ! Au départ, c'était principalement en Europe et un peu aux Etats-Unis. Maintenant, c'est sur les 5 continents.

Votre public est-il le même partout, avec la même culture et les mêmes attentes ?

Willem : Grâce à Internet, le public connaît les morceaux d'un bout à l'autre de la planète. Mais il y a quand même des différences notables entre les publics selon l'endroit où tu te trouves. Il y a des pays où les gens préfèrent les mélodies, d'autres qui préfèrent les rythmiques. Du coup, chaque set est différent.

Ward : Aux USA, par exemple, tu te dois de flirter avec le hip-hop et la Trap, car il n'y a pas le même background Dance qu'en Europe.

Avec votre musique "Big Room", vous avez fait le pari de faire sauter le public plutôt que de le faire danser…

Ward : Au départ, presque personne ne sautait devant nous. Mais déjà chaque DJ avait envie de susciter l'excitation maximale du public. C'est vrai qu'il s'agissait plus de faire lever les mains en l'air, à l'époque. C'était le maximum qu'on pouvait avoir. (rires) Puis la musique a évolué et c'est devenu plus énergique, c'est clair.

Willem : Ceci étant dit, faire sauter le public 60 minutes d'affilée, ce n'est pas l'objectif. Il faut trouver l'équilibre. Sur certains titres, les gens sautent car ils sont pris par la puissance du lead et du kick. Puis après, on va les faire groover, avant de les faire sauter à nouveau…

Avant d'être des DJ's connus, nous étions des fans.

Vous avez une relation privilégiée avec Armin et Armada… Comment s'est-elle construite au départ ?

Willem : Armin est un héros à nos yeux. On ne pensait pas que ce serait possible de se retrouver en studio à côté de lui. La première fois, on était tellement impressionné. il est très productif, les idées fusent, il lance des mélodies à la volée. C'est impressionnant.

La Trance est d'ailleurs plus musclée qu'à vos débuts, sous l'effet de la vague big room, n'est-ce pas ?

Willem : Oui, la Trance se marie bien avec la Big Room.

Ward : Pour nous, la "Big Room" n'est pas un genre musical mais une manière de produire. On peut faire de la techno big room, de la trap big room… C'est une technique de production avant tout, notamment au niveau des compressions et de l'utilisation des reverbs. Et ça marche bien sur la Trance, car il y a ce côté euphorique en commun.

Willem : D'un autre côté, il y a de plus en plus de titres EDM qui laissent place à des breaks Trance pour véhiculer des émotions.

Vous êtes encore très bien classés au dernier Top100DJs, toujours dans le top 20. Heureux ?

Ward : C'est gratifiant de voir nos fans voter pour nous d'une année à l'autre. La première fois qu'on a entendu parler du classement, on trouvait ça inaccessible, encore une fois. La première fois que notre nom est apparu dedans, on n'en revenait pas, c'était le plus gros pas en avant dans notre carrière.

Willem : Pour chaque DJ, ça compte d'être suivi et soutenu. Cette motivation de nos fans, c'est ce qui nous permet d'aller de l'avant.

Du coup, vous faîtes partie de ceux qui valident le concept du vote public ouvert à tous pour le Top100DJs ?

Ward : Oui, totalement.

Willem : Avant d'être des DJ's connus, nous étions des fans. On était au premier rang sur le dancefloor, on écoutait les podcasts, les radio shows et on votait pour nos DJs préférés au Top100DJs. On apprécie donc à juste valeur car on sait à quel point on a de la chance de pouvoir fédérer à notre tour !

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