Disponible ce vendredi 25 novembre, cet album propose une mosaïque sonore très riche et musicale. Produit lors d'un road-trip en Australie, 'Panorama' place sans conteste Mome parmi les révélations françaises de l'année.

Porté par le succès retentissant de son premier single 'Aloha', interprété par Merryn Jeann, le Français Mome présente ce vendredi 25 novembre 'Panorama', son premier album. L'occasion pour lui de confirmer qu'il fait partie sans conteste des belles révélations de l'année !


'Panorama' synthétise avec brio l'univers musical de Mome : rêveur, moderne et doux. 


A 26 ans, deux ans après son tout premier EP 'Eclipse', Mome impressionne avec ce premier album, qui surfe sur la tendance "chill-wave" qui tend à faire le pont entre une musique électronique posée et une Pop décomplexée. Mais cet album va bien plus loin que ça. Dès l'intro ('Delta'), on ressent dans les arrangements de Mome une envie d'évasion et d'ouverture sur le monde.

La composition de cet album n'a d'ailleurs rien eu de banal puisque Jérémy Souillart (de son vrai nom) a écrit les 13 titres de cet album dans son van, en Australie, en mode nomade.

J’ai acheté un van en Australie dans lequel j’ai posé mon matos : 2 monitors Mackie MR-5, un clavier midi Akaï, un MacBook, des percussions et des bundles de plugs (Kontakt - Native Instrument)... Mome

Pourtant, même si ce grand pays à l'autre bout du monde a joué un rôle majeur dans la jeune carrière de cet artiste, que ce soit en matière de featurings (la majorité des interprètes présents à ses côtés sur l'album sont en effet australiens) ou d'influences (le label Future Classic et Flume en premier lieu), on ne perd pourtant pas du tout la culture French-Touch évidente de ce pianiste de formation.

Les filtres et le groove de titres comme 'Wagga' ne trompent personne quant à l'héritage French-Touch dont Mome a hérité, tout comme ses découpages de voix et ses jeux de samples ne sont pas sans rappeler le travail d'Odesza et Fakear. Sur 'Mirage', on ne doute pas non plus de l'influence de Flume, tant son Electro lente se veut épique et groovy à la fois.

On apprécie la diversité et la richesse instrumentale de ce premier opus, qui ne se contente pas de dupliquer la recette d'Aloha à l'infini. Il y a d'excellents titres instrumentaux, qui nous font sortir du piège dans lequel Mome aurait pu facilement tomber.

On salue ainsi la présence de titres comme 'Playground', plus hypnotique et Progressive dans l'âme, 'Routine' et son vocal hip-hop très osé ou encore 'Altitude' en forme de ritournelle piano-house uplifting. La tonalité est aussi plus légère sur un track comme 'Alive' co-produit avec Midnight To Monaco, qui dénote une approche ethnique volontairement naïve et ludique, en total contraste avec les morceaux plus "sérieux" de l'album, conclu par le sublime 'Panorama', qui synthétise avec brio l'univers musical de Mome : rêveur, moderne et doux. 

La plupart du temps, le Frenchy fait preuve d'une sensibilité très agréable, à l'image de 'Why Is It' qui remet à l'honneur la voix douce de Merryn Jeann, ou bien ce poignant 'Medicine', plus proche de l'électronica avec le vocal parfait de Gus Dingwall. Le Français a cherché à explorer ses grilles harmoniques jusqu'au bout, guitare en main, pour des chorus endiablés. 

En Live, Mome n'hésite pas à déstructurer ses morceaux électroniques pour les rendre encore plus imprévisibles, ajoutant de nombreux effets et donnant une place importante à sa guitare électrique. Il sera sur la scène des Transmusicales (Rennes) le 2 Décembre et à La Cigale (Paris) le 7 Janvier. 

Retrouvez Mome en interview "En Studio" dans le magazine DJ Mag #16 de Décembre-Janvier 2017.

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