Actuellement en studio avec son mentor David Guetta, Afrojack nous parle de son album, de sa vision de l'EDM, de son amour pour Las Vegas et de son label Wall...

De passage sur l’Axe Boat à Cannes, nous avons pu discuter avec Afrojack. Toujours aussi peu expansif en interview, le DJ star revient sur son premier album 'Forget The World', sur sa vision du clubbing en 2015, mais aussi sur ses futures collaborations à venir. En tête des charts grâce à sa collab 'Hey Mama' avec David Guetta et Nicki Minaj, le géant hollandais a récemment investi dans un nouveau studio, où il passe d'ailleurs en ce moment beaucoup de temps avec son mentor français...


 

Afroguetta in the studio!!!!

Posted by David Guetta on mercredi 22 juillet 2015

Tu ne t’es jamais limité à un style de musique. Entre un remix Deep/Melodic pour Mr Probz et une collaboration Electro/House avec Bassjackers, il y a une grosse différence non ?

J’aime produire beaucoup de styles de musique. Parfois, j’aime produire de la Deep, parfois des sons faits pour les festivals, d’autres fois juste des sons adaptés au format radio. Tout dépend de mon humeur en quelque sorte.

Tu semble très proche du milieu Rap & R’n’B. Penses-tu que les cultures EDM et Urbaines se ressemblent ?

Je pense que ce sont deux cultures intimement liées au Live. Elles sont également toutes deux très en vogue à l’heure actuelle. Mais la similarité intervient surtout au niveau du public : les gens qui écoutent du Rap ou de l’EDM sont des gens engagés, qui suivent réellement le mouvement lié à leur style favori. Ils se rassemblent, ils échangent leurs titres préférés, ils vont en festival ou en concert ensemble. Même si la musique est totalement différente, ces deux styles ont de grandes ressemblances.

J’essaye de faire émerger de nombreux jeunes artistes. Et ça marche plutôt bien.

D’après toi un titre comme 'Hey Mama', produit avec David Guetta, représente cette convergence des genres musicaux ?

Oui, c’est l’exemple parfait de la combinaison entre le hip-hop et la musique électronique. 'Hey Mama' reste un titre foncièrement urbain, auquel on a ajouté quelques sonorités EDM.

Avec un peu de recul, comment as-tu apprécié les critiques, positives et négatives, à propos de ton premier album 'Forget The World' ?

Je suis très content avec cet album. Tous mes fans l’ont apprécié. Je fais ma musique pour moi et pour mes fans. Donc je suis très heureux qu’un grand nombre de personnes aient apprécié cet album.

Quelle est pour toi la différence majeure entre le clubbing américain et européen ?

La différence majeure, c’est qu’aux Etats-Unis, ça vient tout juste de commencer. En Europe, ça fait plusieurs décennies que le clubbing est déjà très développé, alors qu’aux US ,ça ne fait que 4-5 ans que ça se développe réellement.

 A Las Vegas, les VIP sont souvent séparés dans les clubs. Ce qui fait que le Dancefloor est uniquement réservé à ceux qui veulent vraiment faire la fête avec moi. Cela rend l’ambiance bien plus électrique.

Et pourtant certains clubs US ont déjà ringardisé les clubs européens, non ?

C’est juste qu’aux Etats-Unis, ils ont tout fait bien plus rapidement. Ils font grandir et évoluer les choses de façon très rapide.  Mais ça reste une nouvelle ère là-bas.

Comment expliquer que Las Vegas soit devenue l’épicentre du clubbing aux Etats-Unis ?

Chaque partie du monde a besoin de son propre Ibiza. Les australiens vont à Mykonos, les européens à Ibiza. Les Américains, eux, vont à Las Vegas. J’adore jouer là-bas. La ville étant relativement accessible, je joue devant un public de vrais fans qui adorent venir à Las Vegas car c’est une ville accueillante. Et les clubs le sont également. De plus, les VIP sont souvent séparés dans les clubs. Ce qui fait que le Dancefloor est uniquement réservé à ceux qui veulent vraiment faire la fête avec moi. Cela rend l’ambiance bien plus électrique.

En tant que Label Manager, as-tu encore le temps d’écouter les démos que tu reçois ?

Oui, je prends beaucoup de temps pour ça. J’essaye de faire émerger de nombreux jeunes artistes. Et ça marche plutôt bien. On a quelques titres qui se placent bien dans le Top Beatport.

Tu dois recevoir des titres d’artistes de plus en plus jeunes. Ça fait quoi de recevoir des titres produits par des adolescents ?

Certains jeunes qui signent sur mon label, comme REEZ, ont 16-17 ans. Et leur musique sonne comme s’ils produisaient depuis 5 ans. Peut-être même qu’ils produisent réellement depuis 5 ans. Leur musique sonne de façon très professionnelle. C’est fou de voir comme les gens peuvent apprendre rapidement quand ils mettent tout leur cœur là-dedans.

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